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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 12:36

Redécouvrir le Palais de Tokyo avec l'exposition Le bord des mondes.

Naviguer sur les flots (enfin le Bassin de la Villette) en bateau électrique.

En mai j'ai aimé...

Savourer un chai latte au Comptoir Général, endroit assez indescriptible, fait de bric et de broc... Dépaysement garanti !

En mai j'ai aimé...

Le divertissement offert par les Chicos Mambo avec Tutu à Bobino.

La série The Hour qui nous plonge dans le milieu de la télévision dans les années 50. Cette série a été comparée à Mad Men en raison de l'importance de son arrière-plan historique et du soin apporté à la reconstitution de cette époque. Mais The Hour est très différente car c'est aussi un polar. En tout cas, j'ai trouvé les acteurs parfaits et les histoires d'amour assez captivantes ! Seul bémol, la musique de la saison deux qui m'a agacée, je me serais bien passée du piano mélancolique pour souligner les moments dramatiques ! Et le personnage de la Française que j'ai trouvé un peu caricatural... Mais bon, ce sont des détails.

Et la saison 2 de Broadchurch : les plans sur les paysages de West Bay sont à couper le souffle, les personnages riches et attachants... Mon seul regret, la musique (une fois encore) soulignant la tension dramatique toutes les dix minutes suivie d'un noir brutal. Je comprends ce procédé à la fin d'un épisode, c'est ce qui donne envie de regarder le suivant sans attendre mais là, ça casse un peu le rythme au lieu d'en donner je trouve...

En mai j'ai aimé...

Miniaturiste de Jessie Burton, un roman original qui me fascine ! Je me délecte à lire les descriptions minutieuses qui m'immergent dans l'atmosphère d'Amsterdam au XVIIème siècle. On bascule doucement dans le fantastique qui se mêle au réel comme j'aime... J'avance doucement mais je le savoure, les romans comme celui-ci sont rares et précieux ! Merci Dasola pour la découverte !

Quelques mots sur l'histoire : Nella, une jeune fille de bonne famille ruinée, monte à Amsterdam pour son mariage arrangé avec un riche marchand de vingt ans son aîné, Johannes. Elle y fait la connaissance de Marin, la soeur cadette de son époux, secrète, autoritaire et puritaine. Nella voit peu Johannes, qui travaille beaucoup et semble même l'éviter, mais il lui offre en cadeau de mariage un présent étrange : la reconstitution miniature de leur maison. Des événements perturbants vont alors survenir...

L'auteur s'est inspirée d'une vraie maison de poupées exposée à Amsterdam au Rijksmuseum pour cette histoire particulièrement habitée.

En mai j'ai aimé...

Sycamore Trees de Neroche

Chandelier de Sia version calypso ! Notre premier concert-tôt Tambours des Caraïbes au Châtelet était vraiment chouette, on a pu y entendre un orchestre de steel drums qui nous a propulsés direct dans les îles !

L'atelier image par image à la Cinémathèque : je ne peux pas résister à un atelier pédagogiquement bien conçu et ceux de la Cinémathèques sont justes parfaits ! Chaque enfant a pu réaliser quatre petits films d'animation : avec des poupées russes, en legos, en dessin et à partir d'eux-mêmes (trucage simple mais efficace)

J'ai moins aimé mais c'était quand même bien...

My old lady d'Israel Horowitz, des critiques en demi-teinte mais finalement j'ai été moins déçue qu'après avoir lu un éloge encensant inexplicable. Pierre Murat critique une façon de filmer Paris trop naïve. C'est drôle, comme il y a deux poids deux mesures : quand c'est Woody Allen qui représente un Paris de carte postale, tout le monde crie au génie... Et puis Paris EST une carte postale vivante ! Bref, Kevin Kline, Kristin Scott Thomas et Maggie Smith forment un trio impeccable. Le film oscille entre le registre comique (relatif) - la découverte que l'appartement légué par son père est un viager occupé depuis quarante ans par une vieille dame à la santé de fer à qui il faut en prime verser une rente - avant de basculer dans le registre plus sombre des secrets de famille enfouis.

Adaptation éponyme d'une pièce du réalisateur, le film est un peu statique mais touchant et il secoue même un peu par moments et ce mélange des genres est rafraîchissant.

Quatre murs de Kéthévane Davrichewy : on reste dans les secrets de famille... J'avais préféré Les séparées du même auteur, un roman sur le thème de l'amitié. J'ai trouvé Quatre murs, un peu trop succinct et j'ai peiné à m'attacher à ces personnages englués dans leur famille fusionnelle débordante. Mais j'ai bien aimé la façon dont l'auteur montre comme notre enfance nous façonne et demeure ancrée en nous de manières différentes, ainsi que le thème de l'attachement aux lieux.

Le mois prochain, je compte me plonger dans la lecture des émotions par Paul Ekman, aller peut-être enfin à Giverny (il faut que je prenne mon courage à deux mains afin de braver le flot de touristes, en attendant j'ai lu Les nymphéas noirs, un polar ambiance Giverny original et bien maîtrisé), commencer la série En analyse, aller à la Fondation Vuitton (toujours ce problème de la foule qui m'oppresse)...

Et puis surtout profiter des jardins et parcs de Paris et des terrasses tranquilles si le temps le permet !

Et à propos d'affronter le flot de touristes, il faut que je commence à préparer mon escapade aux Cinque Terre de cet été !

En mai j'ai aimé...

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 11:24

J'ai cherché un peu partout

Tenté de m'évader dans des déserts embrumés, d'autres vies de papier

Mais je reste

J'ai essayé d'oublier

Fondre ma peau dans des corps étrangers

Fusionner

Mais je reste et je reste

J'ai voulu changer

Me détacher, m'élever

Mais je reste et je reste et je reste le même

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 11:05
Tutu à Bobino

Excessif, débridé, survolté, déjanté... "Tutu" le dernier spectacle des Chicos Mambo peut difficilement laisser de marbre. Que ce soit dans une parodie version peluches hip hop du Lac des Cygnes ou un tango argentin incroyablement sensuel entre paires de jambes masculines, ce qui transparaît avant tout et surtout c'est l'amour de la danse. Mon passage préféré : lorsque les danseurs sont attifés de perruques légumes et que l'un d'eux se met à jouer de la flûte avec un poireau... Oui c'est absurde mais jouissif surtout faisant suite à une parodie de la danse contemporaine trop cérébrale. Où l'on se dit finalement que la danse n'a pas vraiment de sens et que cela en a encore moins de lui en chercher un !

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 11:34
A monster calls

Ecrit par Patrick Ness, l'auteur du récent "More than this" dont je reparlerai, "A monster calls" (Quelques minutes après minuit en français), est inspiré par une idée de Siobhan Dowd, partie trop tôt. Les illustrations de Jim Kay complètent à merveille cette oeuvre.

Dans cette histoire, un jeune garçon, Conor, dont la mère est atteinte d'un cancer, reçoit chaque nuit à minuit la visite d'un monstre... Ce monstre-arbre, bien qu'impressionnant, ne déroute pas vraiment Conor, habitué à un cauchemar autrement plus redoutable. Ce monstre est venu l'aider, pour cela, il va lui conter trois histoires.

Un magnifique hommage à Siobhan Dowd, habité et poignant. J'ai eu l'impression de voir l'histoire se dérouler sous mes yeux : j'entendais les voix des personnages, je les voyais évoluer...

Une adaptation cinématographique devrait sortir courant 2016.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 13:17
Le bord des mondes au Palais de Tokyo

Je n'avais pas encore mis les pieds au Palais de Tokyo depuis sa réouverture, son côté repère de hipsters me rebutait un peu... Et puis j'étais nostalgique de son charme majestueux des vieilles demeures abandonnées !

J'écris ce billet un peu tardivement vu qu'il me semble que c'est son dernier jour mais j'ai trouvé l'expo "Le bord des mondes" intéressante. Un petit plan est conçu spécialement pour les enfants (entrée gratuite pour les moins de dix-huit ans).

L'idée de cette exposition est de présenter des oeuvres qui n'ont pas vocation à être artistiques mais peuvent néanmoins être qualifiées de telles... Le résultat est un peu fourre-tout mais poétique, humoristique ou engagé, il interpelle toujours !

Bridget Polk expose ses pierres en équilibre, "île d'immobilité dans un monde chaotique" selon ses propres mots.

Le bord des mondes au Palais de Tokyo

Rose-Lynn Fisher a photographié des larmes vues au microscope.

Le bord des mondes au Palais de Tokyo

On découvre le langage des oiseaux pratiqué dans le "village des oiseaux" en Turquie.

Quelques créations, atypiques dans le domaine de la mode, d'Iris Van Herpen sont présentées.

Le bord des mondes au Palais de Tokyo

Théo Jansen expose une des ses "Strandbeests" (créatures de plage) qu'on voit se déplacer dans une vidéo. Assez fascinant...

 

Le bord des mondes au Palais de Tokyo

Jerry Gretzinger présente la carte imaginaire constituée de plus de trois mille feuilles de papier... Chaque matin, il tire une carte d'un jeu qu'il a créé lui-même, celle-ci lui indique la transformation qu'il devra effectuer.

Le bord des mondes au Palais de Tokyo

On découvre le stratagème de Jesse Krimes, un détenu qui transférait les portraits de ses co-détenus sur des savons eux-mêmes dissimulés dans des cartes à jouer qu'il envoyait ensuite dans des lettes dans une démarche de "défense contre la déshumanisation et les procédés d'objectivation dans le système pénitentiaire".

Le bord des mondes au Palais de Tokyo

Hiroshi Ishiguro présente un de ses robots géminoïdes, machines imitant en tous points l'apparence et le comportement humain. Le robot Kouka est ainsi le double de Kouka Webb, mannequin japonaise. On n'est pas loin de "Real Humans".

Le bord des mondes au Palais de Tokyo

Enfin, on découvre les chindogu de Kenji Kawakami. Ces inventions étranges sont des manifestes de résistance politique, économique et poétique. Ils ont une fonction et peuvent être utilisés mais sont totalement inutiles. Toute ressemblance avec une certaine montre...

Le bord des mondes au Palais de Tokyo

J'ai eu un doute en entendant le bruit de la pluie battante : "Une installation sonore sur le pluie de la pluie ?" mais non, il pleuvait vraiment !

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 11:20

Il suffit de si peu de choses

Des bourgeons verts joufflus agités par le vent

Une bicyclette au repos prête à prendre son élan

Cette lumière douce d'automne en plein printemps

Il suffit de si peu pour se sentir vivant

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 13:55
Pot-pourri d'avril

Je suis allée au Festival Series Mania au Forum des Images, qui permet de découvrir de nouvelles séries, de revoir des séries cultes et surtout d'en parler avec les réalisateurs et scénaristes. J'ai ainsi pu assister à une rencontre avec Matthew Weiner, le scénariste de Mad Men qui a analysé un épisode de la série et découvrir la série The Affair, commentée par son réalisateur, Hagai Levi. L'originalité de cette série réside dans l'alternance de deux points de vue mettant en relief la subjectivité des souvenirs.

J'ai regardé la mini série Olive Kitteridge du coup le roman dont elle est tirée m'intrigue... Mais la vraie découverte pour moi c'est l'acteur Peter Mullan. Je suppose que tout le monde le connaît mais j'étais sous le choc tant il dégage quelque chose de fort, profond et magnétique.

Toujours dans les mini séries, j'ai été conquise par "The slap", l'adaptation du roman éponyme de Christos Tsiolkas. Chaque épisode (8 au total) se base sur un personnage et la façon dont l'événement central a priori insignifiant (la gifle donnée à un gamin insupportable au cours d'un barbecue) l'affecte. Psychologique à souhait et passionnant !

J'ai même été d'avantage conquise par la série que par le roman grâce à ce découpage qui lui insuffle plus de dynamisme.

J'ai enfin fini "Academy Street" de Mary Costello. Et j'ai bien fait de m'accrocher. Dès que Tess arrive à New York, cela devient plus vivant même si c'est un personnage fondamentalement passif. Apeurée. Victime. Mais touchante. J'ai pensé à "Une vie" de Maupassant ou "Un coeur simple" de Flaubert en le lisant, version irlando-new yorkaise.

J'ai également fini par terminer "Un membre permanent de la famille" de Russel Banks, un recueil de nouvelles. J'ai bien aimé mais j'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose... Pourtant, les personnages sont marquants et les situations ne le sont pas moins. Mais c'est comme s'il manquait un maillon pour que l'identification puisse jouer, pour moi en tout cas. J'en conserve tout de même cette image absurde dans un style Norman Rockwell d'une femme mûre noire sur le toit d'une voiture menacée par un chien de garde.

Au cinéma, j'ai enchaîné les déceptions...

Je suis allée voir l'oscarisé Birdman. Un film à vous dégoûter de la batterie. Je l'ai trouvé prétentieux, creux et vain, filmé en un plan séquence qui donne la nausée. Difficile de s'attacher au héros interprété par Michael Keaton. Quant à la love story de second plan, elle est tout simplement abandonnée en plein milieu du film, comme si le scénariste n'avait pas su où la mener...

Le résultat est étrange et déconcertant... la trace qu'il m'en reste : une caméra qui tournoie, une batterie lancinante et un homme névrosé en colère.

Mais finalement, ce qui me dérange, ce sont peut-être surtout les critiques dithyrambiques qui m'avaient donné d'autres attentes.

Autre déception : Big Eyes. J'adore l'univers de Tim Burton sauf que... on ne le retrouve absolument pas dans ce film. Pourtant, l'histoire, inspirée d'une histoire vraie - celle de la peintre Margaret Keane - est intéressante mais je l'ai trouvée mal racontée. Christoph Waltz surjoue de façon exaspérante, Amy Adams s'en sort comme elle peut mais il n'y a pas grand chose à sauver. La scène du procès m'est apparue comme une mise en abyme du film : les jurés s'y ennuient de la même manière que nous, spectateurs... En fait, le moment que j'ai préféré c'est à la fin du film, lorsque l'on voit des images de la vraie Margaret Keane aux côtés d'Amy Adams.

Enfin, je suis allée voir "Journal d'une femme de chambre" sans attente particulière et... j'ai passé un bon moment ! J'ai trouvé ça bien joué, j'ai aimé la façon dont l'atmosphère y est retranscrite. Ce n'est pas un chef d'oeuvre mais un agréable moment de cinéma et finalement ce n'est déjà pas si mal !

Niveau expo, je suis allée voir Bonnard à Orsay : lumineux et magnifique !

Et dans un registre totalement opposé, "Fatum" de Jérôme Zonder à la Maison Rouge, très dérangeant.

Ce parcours labyrinthique nous immerge dans l'univers de l'artiste qui a couvert jusqu'au sol et aux murs de ses dessins torturés. On a réellement l'impression de pénétrer dans son monde le plus intime, il semble d'ailleurs nous y inviter avec un dessin d'homme s'ouvrant le crâne. Mais c'est une plongée dans une sorte d'enfer en noir et blanc où les enfants sont sadiques, où la folie et la violence nous guettent à chaque coin de parcours. Pour finir, on traverse une pièce complètement noire avant de trouver, enfin, un peu de lumière. Mais après tant de noirceur, on se dit qu'il s'agit d'un paradis illusoire.

J'ai trouvé cette exposition oppressante. Je l'ai parcourue quasiment au pas de course, angoissée par ce qui m'attendait ! Pour tout vous dire, un gardien a même dû m'éclairer le chemin au moment de la pièce noire tellement j'étais sur les nerfs...

Un art brut sans concession déconseillé aux enfants et personnes sensibles.

Dans le genre art un peu dérangé et vaguement troublant, Thomas Lerooy est exposé au Petit Palais. Ah ce jardin... Des canetons viennent d'y naître !

Enfin, une découverte qui n'a rien à voir : le Pavillon des Canaux, un lieu original vraiment chouette pour boire un verre dans une ambiance détendue agréable. Ces derniers temps, je trouve les serveurs parisiens souriants et serviables... Que se passe-t-il ?!

Teasing...

Ce mois-ci, je compte aller voir au cinéma "Broadway Therapy" et "Le dos rouge", l'exposition "Le bord des mondes" au Palais de Tokyo et "Les clés d'une passion" à la Fondation Vuitton (voir "Le cri" en vrai, enfin !) et peut-être l'expo Aardman au Musée de l'Art Ludique. Je ferais bien une excursion à Giverny où je n'ai jamais mis les pieds... il faut y remédier !

Côté bouquins, je suis curieuse de lire le best-seller de Paula Hawkins, "A girl on a train" et "Quatre murs" de Kéthévane Davrichewy dont j'avais bien aimé "Les séparés".

Et niveau séries, je compte me plonger dans "The hour" et "En analyse".

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 09:44
Que faire à Paris avec des enfants quand il pleut ?

Un sujet d'actualité !

Cet hiver, j'ai paniqué en pensant aux innombrables journées froides / grises / pluvieuses (ne rayez aucune mention) où il me faudrait occuper un petit bonhomme pétillant (dixit sa maîtresse) de quatre ans.

Je l'ai donc traîné de salle obscure en musée, de concert en expo, jusqu'à ce que je réalise (enfin !) qu'il ne voyait pas bien l'intérêt de traverser tout Paris pour voir un festival de courts-métrages restaurés et qu'il préférait parfois rester jouer tranquillement à la maison... Le mieux cet ennemi du bien !

On a donc ralenti le rythme, surtout avec les beaux jours. Ha ha !

Bref, pour ceux qui souhaiteraient quelques idées plus ou moins originales pour éveiller les enfants à l'art, aux sciences, etc., voici ma sélection !

On commence avec mon coup de coeur de cet hiver : l'atelier contes à la Maison Rouge, une façon originale de découvrir les oeuvres. L'expo du moment "Fatum" de Jérôme Zonder dérangeante voire angoissante ne s'y prête pas (j'y reviendrai) mais elle se termine le 10 mai.

Sinon, on est allés à la Gaieté Lyrique voir l'expo "Capitaine Futur et le voyage extraordinaire" qui ne m'a pas vraiment emballée, j'ai trouvé ça très creux, mais le côté ludique a plu à mon fils... On y a aussi assisté à un concert pour les enfants donné par "The fantasy orchestra", chacun pouvait apporter son instrument, les morceaux joués par le groupe alternaient avec des moments d'improvisation guidée, c'était sympathique !

Je n'ai encore jamais mis les pieds au Palais de Tokyo mais on m'a dit le plus grand bien de l'expo "Le bord des mondes" autour de laquelle de nombreux ateliers sont proposés pour les enfants.

Terminons cette section art contemporain avec l'incontournable Beaubourg ! Même sans visiter la collection permanente ou les expos temporaires, le bâtiment et la vue qu'il offre valent le détour, ainsi que la fameuse fontaine Stravinsky à deux pas.

Deux déceptions :

- le Musée en Herbe

- les ateliers des Arts Décoratifs

On a testé celui de "Noël". Oui "on" a testé car les accompagnateurs sont payants... Je me serais bien passée de réaliser mon bouc en rafia. C'était un peu long, pas très intéressant ni vraiment bien conçu pédagogiquement.

L'idée sympathique de base était de confectionner une décoration de Noël à la manière suédoise sauf que :

1. C'était impossible à réaliser pour des enfants de cet âge donc j'ai dû confectionner deux boucs en rafia

2. Voilà le résultat...

Que faire à Paris avec des enfants quand il pleut ?

Le Musée Cernuschi à la lisière du parc Monceau permet un repli stratégique en cas de pluie pour admirer d'impressionnants bouddhas et dragons.

Le magnifique Musée Guimet propose quant à lui des ateliers originaux : marionnettes, visites-contes...

Le Louvre propose également des ateliers famille... ce sera peut-être pour l'hiver prochain !

Sans oublier le Musée du Quai Branly... mais j'en oublie forcément.

Passons maintenant aux activités pour scientifiques en herbe.

Deux classiques : la Cité des Enfants à la Villette et le Palais de la Découverte

Je préfère le second en raison de son cadre, de sa diversité (salle des planètes, espace consacré aux animaux...) et surtout car mon fils passionné des animaux y trouve son compte entre l'école du poulpe, celle du rat, l'exposé sur les fourmis, etc. Mais pour les plus petits, la Cité des Enfants reste plus ludique.

Le Jardin des Plantes avec la Galerie de Paléontologie, la Grande Galerie de l'Evolution, les Grandes Serres, la Ménagerie... et la halte incontournable au salon de thé de la Mosquée de Paris à deux pas !

Place au 7ème art maintenant !

- le classique Festival Tout-Petits Cinéma aux vacances de Toussaint et de février

- la Cinémathèque propose des projections spéciales pour les enfants et surtout des ateliers bien conçus pédagogiquement, ludiques, rythmés, instructifs et pas hors de prix. Ils sont d'ailleurs prix d'assaut...

- le Grand Rex avec sa fameuse et kitschissime "féérie des eaux" (drôle comme le souvenir émerveillé qu'on en garde diffère de la réalité...) et le parcours interactif "les étoiles du Rex" (non encore testé mais ça va venir !)

- pour les plus grands, la Cité du Cinéma à Saint-Denis (que l'on peut d'ailleurs visiter) propose des expos. En ce moment, c'est Harry Potter... que je vous déconseille très fortement ! J'ai trouvé ça vraiment décevant : quelques costumes et objets sous vitrine, une exposition finalement assez réduite qui a un but clairement affiché : rapporter de l'argent ! Et entre le prix de l'entrée et ceux pratiqués en boutique (compter plus de 60 euros pour un pendentif en toc), le but est atteint.

Terminons en musique !

J'ai découvert cet hiver "Les marmots à Gaveau", des spectacles de qualité pour les petits dans une vraie salle de concert. Il est possible de réserver un atelier de pratique musicale qui suit le spectacle. Il reste une date, le 31 mai.

La Philarmonie qui a remplacé la Cité de la Musique propose également de nombreux ateliers de pratique musicale ou découverte des instruments.

Le théâtre du Châtelet enfin donne des concerts-ateliers dans le cadre des "ConcertTôt" Concert-Tea". Chaque année je me réveille trop tard pour prendre des places pour les choeurs d'enfants Sotto Voce et leur exubérant chef de choeur Scott Alan Prouty... peut-être l'année prochaine ! Mais on va voir "Tambours des Caraïbes" le 31 mai.

Quelques idées un peu plus atypiques pour finir :

- l'étonnant Musée des Arts Forains désormais ouvert toute l'année (visite guidée sur réservation)

- Visiter le Paris sous-terrain : égouts et catacombes

- le réseau ferré miniature de l'Association des Amis du Chemin de Fer, un espace de 400m2 dissimulé sous les voies 4 et 5 de la Gare de l'Est (on ne se croirait pas dans Harry Potter ?)

Descendre la rampe d'Alsace dans le parking, porte 9, ouvert tous les samedi de 14h30 à 19h, plus d'infos au 01 40 38 20 92.

Edit : aussitôt dit, aussitôt fait ! C'est un peu déroutant mais il faut bien descendre la rampe d'Alsace dans le parking, comme les voitures. La porte 9 est tout de suite à droite, il y a un interphone puis un escalier et une enfilade de couloirs afin d'atteindre le paradis des grands enfants, le réseau ferré de trains miniatures ! C'est un peu vétuste mais assez amusant, cinq minutes en ce qui me concerne, une heure s'agissant de mon fils...

Que faire à Paris avec des enfants quand il pleut ?

Si vous avez des commentaires, idées, n'hésitez pas ! Là je prépare un billet printanier sur les jardins cachés de Paris !

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 11:25

Tao

J'ai écrit ce texte à partir d'un air que je n'ai pas réussi à retrouver. J'ai cherché un morceau évoquant pour moi quelque chose de beau, doux, triste et apaisant à la fois, comme on souhaiterait que la mort soit. Et les images du film "Le maître de musique" ne sont sans doute pas non plus étrangères à mon choix.

 


 
Dériver

Dans un entrelacs de routes d'eau

Jonque vide éternelle

Enveloppée par la brume tiède

Le silence déchiré

Par des cris d'oiseaux

Et ce gong étrange

Qui résonne au loin

Définitif et apaisant 

 

 

 

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 11:56

"La danse du diable" a été créée en 1981 par Philippe Caubère, il la reprend actuellement, notamment au Théâtre de l'Ouest Parisien, avec une énergie de jeune homme.

Selon ses propres mots, il s'agit d'"un spectacle joué par un seul acteur qui en est l'auteur ; mais ce n'est pas un "one man show", ni une série de sketches ; c'est une histoire ; comique parce que j'espérais qu'elle fasse rire, fantastique parce que je voudrais qu'elle fasse un peu rêver..."

Tout est dit. Ou presque. Un seul acteur, oui mais... Philippe Caubère convie pour cette histoire comique et fantastique des fantômes du passé : proches et illustres personnages prennent vie sous nos yeux alors que l'acteur semble se démultiplier.

Philippe Caubère narre ainsi l'histoire de son double, le jeune Ferdinand Faure, son enfance marseillaise - ah la soirée dans sa chambre avec De Gaulle, Mauriac, Sartre, Johnny... - ses débuts sur les planches, il égratigne au passage le théâtre surjoué et les techniques improbables (mimer qu'on mord dans un citron pour ressentir l'amertume du personnage...). Et surtout, il incarne sa mère, personnage central.

"Ca fait deux heures que vous voyez des personnes qui n'existent pas, vous pouvez bien faire un petit effort pour faire l'inverse." demande la mère aux spectateurs alors qu'elle s'efforce de quitter la répétition de la pièce de son fils. Elle est fatiguée, ne se sent pas très bien et on comprend que sa sortie de scène sera la dernière.

Cette mise en abyme colle au fond : le théâtre n'est qu'une illusion mais une illusion si puissante qu'elle peut ressusciter les morts.

Et la fin... la lettre de sa mère lue en voix off sur "Le mystère des voix bulgares" m'a retournée. Elle dit tout l'amour mère-fils, sa force qui permet de continuer à communiquer par-delà la vie, dans les rêves. "La danse du diable" en est un.

 

Merci Myriam pour la découverte ! :-)

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