Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 09:15

le-poilu-le-griffu-et-le-cornu.jpgLe Poilu semble tout droit sorti du Magicien d'Oz, le Griffu a des petits airs du Bossu de Notre-Dame et Le Cornu un sourire à la Bourvil... Ces trois monstres sont donc tout à fait sympathiques ! Mais voilà, le soir, plus personne ne lit leur histoire, ils tombent dans l'oubli et décident d'y remédier en quittant le pays des monstres et en allant voir par eux-mêmes ce qui se passe. Echec total, personne ne fait attention à eux... jusqu'à ce qu'ils découvrent une petite fille en train de dessiner...

Une histoire tendre et légère qui fait naviguer entre réel et imaginaire.

 

De Laurence Bourguignon et Michaël Derullieux chez Mijade

Par Yosha - Publié dans : Albums
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 13 avril 2014 7 13 /04 /Avr /2014 05:33

brumes-apparence-1526366-616x0.jpg

 

De Frédérique Deghelt j'avais particulièrement aimé "La grand-mère de Jade". Ce roman m'avait touchée ce qui n'est pas le cas de ses autres romans. J'aime son écriture, j'aime les réflexions qui s'en dégagent mais aucune émotion particulière ne naît chez moi. "Les brumes de l'apparence" n'a malheureusement pas dérogé à la règle.

Frédérique Deghelt bascule ici du côté obscur, dans un ésotérisme un peu grossier avec spectres, voyants et exorcisme. 

Pas facile de croire à l'histoire qu'elle nous raconte ici, celle d'une parisienne de quarante ans satisfaite de sa vie mondaine, qui se découvre des dons de médium lorsqu'elle hérite d'une maison perdue dans la forêt...

Ce qui m'a plu, c'est la remise en question de cette femme sur ses choix de vie, sa recherche d'un accord avec ses souhaits profonds. L'aspect ésotérique est intéressant tant qu'il questionne notre rapport à la mort, ses liens avec la vie. En revanche, tout le côté maison hantée horreur fantastique m'a fait l'effet d'un train fantôme de pacotille - on est plus amusé qu'effrayé. Et la fin semble accolée au reste un peu hâtivement. Mais j'ai aimé la façon dont l'auteure dépeint avec beaucoup de justesse la magie de la forêt et de la rivière :

"Bonds de l'écume sur la mousse, reflets de branches dans le miroir mouillé, empreintes plus sombres de l'eau qui se retire des pierres chaudes. Lumières changeantes jouant sur les buissons, fleurs qui se cachent pour mieux capter la lumière intermittente qui joue à les caresser puis disparaît."

Par Yosha - Publié dans : Bouquins
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 06:31

Depuis que mon fils a vu "Le cauchemar de Bob l'éponge" chez sa grand-mère, c'est la crise au moment du coucher... Je croyais que c'était gentillet voire un peu niais, Bob l'éponge... et bien détrompez-vous ! Ne laissez pas vos enfants regarder ce dessin animé traumatisant et s'il est déjà trop tard, lisez ce billet pour vous sortir d'affaire !

Je me suis donc plongée dans les nombreux albums traitant de ce thème porteur et voici une petite sélection :

 

Le plus classique "Il y a un cauchemar dans mon placard"

il-y-a-un-cauchemar-dans-mon-placard.jpg

Un petit côté désuet dans les illustrations mais la représentation farfelue des cauchemars finalement plus peureux qu'effrayants fonctionne bien.

 

Le plus décalé "Comment ratatiner les cauchemars"

comment-ratatiner-les-cauchemars.jpg

Pas vraiment convaincue. Je préfère du même auteur "Comment ratatiner les monstres" beaucoup plus intéressant au niveau du vocabulaire.

 

Le plus scolaire "La boîte à cauchemars"

la-boite-a-cauchemars.jpg

Parfait pour les enfants qui lisent déjà tout seuls. L'histoire d'une maîtresse qui a la bonne idée de faire dessiner aux élèves leur pire cauchemar et de les enfermer dans une boîte pour qu'ils puissent dormir tranquilles... Mais que se passe-t-il si la boîte se renverse ?  Rassurez-vous, ça finit bien !

 

Sweet dreams !

 

 

Par Yosha - Publié dans : Albums
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 11 avril 2014 5 11 /04 /Avr /2014 16:30

cvt_Vices-caches_3524.jpg

 

C'est drôle les rencontres avec les livres... parfois inattendu, parfois raté, parfois une évidence. "Vices cachés" m'a sauté aux yeux alors qu'il trônait sur l'étalage d'un bouquiniste derrière son plastique poussiéreux. De Renate Dorrestein, j'avais lu "Un coeur de pierre" qui m'avait marquée. Elle y traitait avec beaucoup de justesse et sans tomber dans le sensationnalisme d'un sujet délicat, celui de la psychose post-partum.

 

Dans "Vices cachés", une nouvelle fois, le sujet traité est loin d'être léger mais la force de l'écriture de Renate Dorrenstein est de nous embarquer complètement, dès les premières lignes. On se retrouve ainsi dans le jardin d'une banlieue pavillonnaire modeste au milieu d'une famille recomposée qui se prépare à partir camper en Ecosse. Puis on débarque sur  l'île écossaise de Mull où l'on entend le cri des mouettes, on sent l'odeur de la mer et l'humidité, on voit les nuages qui filent et la mer qui change... On a peur, on se laisse aller à la nostalgie... et à l'espoir malgré tout.

 

Renate Dorrestein nous raconte l'histoire de deux gamins en fuite qui trouvent refuge chez Agnès, une institutrice à la retraite qui passe pour la première fois des vacances seule dans sa maison familiale de l'île de Mull. On sent l'attachement d'Agnès à cet endroit, et surtout à ses souvenirs précieux, heureux ou douloureux. On sent le besoin de ces enfants d'être des enfants normaux jouant, insouciants, alors qu'ils fuient l'innommable. On sent l'apparence de normalité qu'ils aimeraient recréer. Et on sait qu'une happy end ne sera pas possible, même si l'auteur nous en offre une illusoire.

 

"Après quelques instants, elle se mit à courir comme une folle derrière lui. Elle trébucha et atterrit sur ses genoux abîmés dans les coquillages en miettes. Sa chute la fit un peu reprendre ses esprits, elle cligna des yeux en secouant la tête, éberluée. Elle frotta ses bras nus, scrutant autour d'elle, à la recherche d'un repère familier, bien connu. Les rochers couverts de patelles. Les rubans d'algues visqueuses sur le sable blanc. Les cris indignés d'une mouette. La plage qui s'étire, abandonnée, sous le ciel gris et bas. C'était un jour indécis, ni ensoleillé, ni pluvieux, un de ces jours qui pourraient partir dans n'importe quelle direction mais qui ne se décident pas. Une atmosphère d'avant l'orage, une ambiance de sursis, de trêve. Et soudain, ce fut comme si elle pouvait voir loin dans le futur ; telle serait sa vie si elle ne se reprenait pas en main : un hiatus, une attente jamais comblée. Elle serra les poings."

Par Yosha - Publié dans : Bouquins
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 avril 2014 1 07 /04 /Avr /2014 07:38

"Il était une fois... la bande à Niki" (la bande DE Niki !! Désolée, c'est plus fort que moi...) est une exposition sur les Nouveaux Réalistes présentée au Musée en Herbe. L'exposition est conçue de façon originale puisqu'à partir de l'oeuvre "Le déjeuner sous l'herbe" de Spoerri mise à jour par des archéologues en 2010, elle mêle art et archéologie. Les visiteurs sont transformés en archéologues de l'an 3000 qui découvrent une exposition fictive qui aurait pris place en 1970.

 

dejeuner-sous-l-herbe.jpg

 

La visite guidée destinée aux plus grands est sûrement plus intéressante mais celle pour les petits (à partir de trois ans)  est vraiment succincte et pas très adaptée. Les oeuvres choisies n'étaient pas forcément celles qui interpelaient le plus les enfants. En revanche, les jeux qui accompagnent l'exposition sont assez attractifs et en rapport avec les oeuvres. La dimension archéologique est totalement absente du parcours pour les petits et c'est dommage.

Quant à l'atelier... c'est très directif, il faut faire à la manière des artistes pour obtenir un résultat donné, il n'y a pas tellement de place laissée à l'imagination. C'est là où j'ai réalisé que mon fils est résolument un artiste contemporain engagé qui brise les règles pour créer en toute liberté... L'atelier se fait à deux parent-enfant ce qui rassure les plus petits. On a notamment réalisé des "nanas" en pâte à modeler à la manière de Niki de Saint Phalle. 

 

Bref, je pense que pour les plus petits une visite libre est largement suffisante, cela permet d'aller à leur rythme, de les laisser choisir les oeuvres qui leur plaisent et jouer comme ils le souhaitent.

Et rien de mieux que la fontaine Stravinsky pour faire découvrir Niki de Saint Phalle aux enfants ! (même si la photo ne lui rend pas hommage...)

 

fontaine-Stravinsky.JPG

Par Yosha - Publié dans : Paris pour les petits
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés