Samedi 7 février 2015 6 07 /02 /Fév /2015 12:25

Tao

J'ai écrit ce texte à partir d'un air que je n'ai pas réussi à retrouver. J'ai cherché un morceau évoquant pour moi quelque chose de beau, doux, triste et apaisant à la fois, comme on souhaiterait que la mort soit. Et les images du film "Le maître de musique" ne sont sans doute pas non plus étrangères à mon choix.

 


 
Dériver

Dans un entrelacs de routes d'eau

Jonque vide éternelle

Enveloppée par la brume tiède

Le silence déchiré

Par des cris d'oiseaux

Et ce gong étrange

Qui résonne au loin

Définitif et apaisant 

 

 

 

Par Yosha - Publié dans : Textes en musique
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Dimanche 1 février 2015 7 01 /02 /Fév /2015 12:56

"La danse du diable" a été créée en 1981 par Philippe Caubère, il la reprend actuellement, notamment au Théâtre de l'Ouest Parisien, avec une énergie de jeune homme.

Selon ses propres mots, il s'agit d'"un spectacle joué par un seul acteur qui en est l'auteur ; mais ce n'est pas un "one man show", ni une série de sketches ; c'est une histoire ; comique parce que j'espérais qu'elle fasse rire, fantastique parce que je voudrais qu'elle fasse un peu rêver..."

Tout est dit. Ou presque. Un seul acteur, oui mais... Philippe Caubère convie pour cette histoire comique et fantastique des fantômes du passé : proches et illustres personnages prennent vie sous nos yeux alors que l'acteur semble se démultiplier.

Philippe Caubère narre ainsi l'histoire de son double, le jeune Ferdinand Faure, son enfance marseillaise - ah la soirée dans sa chambre avec De Gaulle, Mauriac, Sartre, Johnny... - ses débuts sur les planches, il égratigne au passage le théâtre surjoué et les techniques improbables (mimer qu'on mord dans un citron pour ressentir l'amertume du personnage...). Et surtout, il incarne sa mère, personnage central.

"Ca fait deux heures que vous voyez des personnes qui n'existent pas, vous pouvez bien faire un petit effort pour faire l'inverse." demande la mère aux spectateurs alors qu'elle s'efforce de quitter la répétition de la pièce de son fils. Elle est fatiguée, ne se sent pas très bien et on comprend que sa sortie de scène sera la dernière.

Cette mise en abyme colle au fond : le théâtre n'est qu'une illusion mais une illusion si puissante qu'elle peut ressusciter les morts.

Et la fin... la lettre de sa mère lue en voix off sur "Le mystère des voix bulgares" m'a retournée. Elle dit tout l'amour mère-fils, sa force qui permet de continuer à communiquer par-delà la vie, dans les rêves. "La danse du diable" en est un.

 

Merci Myriam pour la découverte ! :-)

Par Yosha
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Mercredi 21 janvier 2015 3 21 /01 /Jan /2015 13:13

 


 

Naître exister mourir

Naître vivre mourir

Je ne comprends pas

Le sens à tout cela

Naître vivre mourir

Vivre mourir naître

Naître vivre...

Et rêver peut-être

Les années défilent

Dans une course de nuages fous

Je ne comprends pas

Le sens de tout cela

Naître aimer mourir

Naître rêver mourir

Naître vivre - et rire

Par Yosha - Publié dans : Textes en musique
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Jeudi 11 décembre 2014 4 11 /12 /Déc /2014 06:20
Environ une fois par mois, un atelier contes est proposé à la Maison Rouge le mercredi après-midi. Chacun se munit d'un petit coussin et c'est parti pour une ballade originale à travers l'exposition ! La conteuse raconte des histoires à partir de quelques oeuvres choisies. C'est bien pensé, la conteuse du jour était envoûtante - la qualité d'écoute et d'attention des enfants ne trompe pas - et la séance est suivie d'un goûter proposé par Rose Bakery. Puis les enfants peuvent visiter l'exposition à leur rythme et dessiner. Un après-midi agréable garanti quand il fait froid et gris ! Réservez-vite, les places sont chères ! Au sens figuré... au sens propre, il vous en coûtera 12 euros, ça reste plutôt raisonnable. Prochaine séance le 14 janvier 2015 !
Par Yosha - Publié dans : Paris pour les petits
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Mercredi 10 décembre 2014 3 10 /12 /Déc /2014 17:04
Cette BD de plus de 200 pages est à lire. Absolument. Parce qu'on sent que l'auteur, Fabien Toulmé, s'y est investi entièrement. Que son histoire ne peut que bouleverser. Et changer, peut-être, au passage, notre regard sur la "norme". Celle qu'il n'attendait pas, c'est sa fille. Il l'avait imaginée différente, semblable à sa fille aînée. Et il n'accepte pas sa trisomie. Il ne parvient pas à l'aimer, à créer de lien avec elle et sa culpabilité rend la situation d'autant plus douloureuse. Mais il finit par réaliser que même si ce n'est pas celle qu'il attendait, il est content qu'elle soit là. "Ce n'est pas toi que j'attendais" retrace le chemin d'un amour parental à construire et donne au passage une belle leçon de tolérance.
Par Yosha - Publié dans : BD
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