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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 13:48

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crédit photo : Romaric Cazaux

 

Partir... C'était une solution évidente. Laisser derrière elle le bithume, les déceptions, sa vie morne. Ne plus ouvrir les volets chaque matin et découvrir ce ciel d'un blanc sale sans surprise. Ne plus fumer à la fenêtre, grelottante. Ne plus avoir cette envie de sauter, hypnotisante.

Elle avait pris un billet d'avion pour le Maroc, le soleil à prix réduit. On croit toujours à la magie de l'avion, laisser une trace blanche dans le ciel et les soucis derrière soi. Sauf que les soucis vous collent à la peau. Il ne suffit pas d'un coin de ciel bleu pour les chasser de son esprit. Après avoir essayé en vain de se fondre dans la foule bruyante et bigarrée du souk, Marine grimpe sur une petite colline d'où elle peut contempler le marché qui s'enveloppe d'obscurité. Le bourdonnement lointain, l'agitation en tous sens, on dirait une fourmillière affairée. Un peu essoufflée, elle fouille pourtant son sac à la recherche d'une cigarette. En l'allumant, elle se revoit observer les passants depuis sa fenêtre. Et se dit qu'il est temps de rentrer. Et de descendre vivre.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 07:17

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J'avais découvert Dino Buzzati avec "Le Désert des Tartares", roman qui m'avait plongée dans une sorte de transe... une vraie claque qui nous rappelle le côté dérisoire de notre vie.

"Le Rêve de l'escalier" est un recueil de nouvelles que j'ai déniché dans une librairie à Québec il y a une dizaine d'années, il neigeait et la découverte de ce livre avait un petit côté miraculeux... vous savez, il s'agit d'un de ces vieux livres au papier jauni et à l'odeur si particulière... 

J'adore le côté absurde et surréaliste de ces nouvelles et en particulier celles sur la distortion du temps. "La Grand-mère" est un texte incroyable !

 

"Le temps, on le sait, est irréversible. Et pourtant, de même que le cours fatal des fleuves permet ça et là des bouillonnements, des tourbillons, des contre-courants qui pourraient presque faire croire à des exceptions à la loi de la pesanteur, de même, sur la peau démesurée du temps se produisent parfois de petites crevasses, des verrues, des vergetures, qui pour de brefs instants nous laissent suspendus dans une dimensions arcane, aux extrêmes confins de l'existence."

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 17:04

"On croit que l'amour est fusionnel. Sous le même toit, il le devient beaucoup moins."

Barbe bleue

 

Je ne suis pas une grande fan d'Amélie Nothomb mais son dernier roman m'intriguait car le conte "La Barbe Bleue" est mon préféré ! Entre la pièce secrète macabre, le détail de la clé tachée d'un sang indélébile et le sauvetage final in extremis, on baigne dans l'univers du maître du suspense ! 

Le thème de la curiosité est porteur, que ce soit dans les contes (Boucle d'or...), la mythologie (La boîte de Pandore) ou la Bible (ah, cette pomme de malheur...). Dans la vie quotidienne, il suffit qu'on nous dise : "Je ne peux pas t'en parler..." pour éveiller notre curiosité ! Alors quoi de plus attirant qu'une pièce interdite ? C'est peut-être là où le "Barbe bleue" d'Amélie Nothomb est le plus réussi mais aussi le plus raté...

Je résume le début de l'intrigue et je reviens à cette affirmation contradictoire !

Saturnine, une jeune belge, accepte une colocation étonnante dans l'hôtel privé de don Elemirio Nibal y Micar. Elle apprend que les huit précédentes colocataires ont mystérieusement disparu et don Elemirio lui explique qu'elle ne doit en aucun cas pénétrer dans sa "chambre noire" ou il lui en "cuira".

Ma curiosité sur cette fameuse chambre noire, ce qu'elle contient, le sort des précédentes colocataires a bien entendu été éveillée mais... pas celle de Saturnine ! Faisant preuve d'un cran et d'un courage hors du commun, elle se prélasse dans son lit d'un confort extraordinaire, marche pieds nus sur le sol de marbre chauffé, dîne chaque soir avec son hôte au champagne et le rembarre allègrement !

Les dialogues à bâtons rompus sont d'ailleurs l'essentiel du livre, pleins de spiritualité, ils offrent une vision hédoniste de l'existence dont le but serait de jouir de tout ce qu'elle a à nous offrir : le champagne, l'or, l'amour, les oeufs... Mais tout ça est finalement assez creux et vain et je comprends Saturnine lorsqu'elle se demande "Qu'est-ce qui m'empêche de m'asseoir sur ce banc et d'y attendre la mort ?" 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 16:47

J'ai découvert Eric Battut avec "Deux oiseaux".  Cet album au style poétique épuré et au contenu riche et profond me retourne toujours autant...

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Et puis... rien. Les autres albums du même auteur ne m'ont pas du tout fait le même effet. Jusqu'à cette rencontre avec Le Roi qui demandait la lune ! J'ai retrouvé toute la poésie d'Eric Battut dans un registre loufoque et avec un style coloré qui lui vont très bien aussi.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 07:14

 

La photo trône sur le manteau de la cheminée, entourée de bougies. Le salon est plongé dans l'obscurité, tout est ordonné, immobile, figé. Il règne un silence inhabituel dans le petit deux pièces, qui résonne encore de cris et de pleurs.

Dans la chambre, Valérie est étendue sur le lit jonché de peluches de sa fille. Un bras sur les yeux comme pour se protéger de la cruauté du monde extérieur, ou peut-être de ses pensées assourdissantes.

Toute petite déjà, elle avait une âme d'artiste, une mère sent ces choses là... Elle ne l'a pas poussée, Jade aimait ça. Elle adorait se déguiser et inventer des danses pour faire des spectacles ! Et qui ne rêve pas de prendre des cours de danse, de théâtre, de courir les castings ? Elle a sacrifié sa vie pour elle. Jade, son joyau, son trésor, sa vie. Elle a tout fait pour elle, tout sacrifié... Et ce médecin entêté qui semble la tenir responsable de ce qui est arrivé ! Bien sûr, Jade suivait un régime ! Toutes les danseuses suivent un régime ! Il a dérapé, voilà tout. Ce n'est ni sa faute, ni celle de son pauvre amour. Elle a bien essayé de la faire manger, la poursuivant avec une compote, la suppliant d'en manger juste une cuillerée... Mais Jade se dérobait, obstinée, dégoûtée. Elle prétendait manger "à l'extérieur" et Valérie faisait semblant d'y croire car elle ne pouvait pas lutter sans cesse. Elle a tout essayé : la douceur, la persuasion, la colère, le chantage... Mais elle se heurtait à un roc inflexible. Dans le fond, elle admirait aussi un peu sa fille, sa volonté de fer, elle qui avait toujours été incapable de faire un régime et de s'y tenir...

Au fond d'elle, une autre voix s'agite qui lui donne un peu mauvaise conscience alors elle l'étouffe car ce serait trop dur à porter et sa fille a besoin qu'elle soit forte.

 

Ce soir, comme tous les soirs, Valérie ira contempler la photo de Jade, son visage aux traits parfaits, ses yeux limpides dans lesquels se devine une certaine tristesse, et s'imprègnera de la beauté de sa fille pour essayer d'oublier la dernière image qu'elle en garde, cette silhouette squelettique et ces yeux trop grands pour son visage décharné qui l'effraient et ne cessent de la hanter.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 16:38

J'ai beaucoup aimé la BO de "Django Unchained" et en particulier "Who Did That to You" de John Legend. Une chanson qui me donne des ailes !

 

Partir, regarder droit devant

L'horizon, le soleil levant

Relever le menton

Droit, fier, conquérant

Franchir les montagnes, les abîmes, les courants

Trébucher, se relever

Laisser une larme sécher

Trace salée d'un passé dévasté

Seul mais entier.

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 17:07

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Tarantino doit être le seul réalisateur capable de m'infliger une scène interminable où ça tire dans tous les sens, où l'hémoglobine jaillit à tout va - tout ça sur fond de rap - sans que je bronche ! Pire, même, j'y trouve un certain plaisir...

De toute façon, dès les premières notes de la BO (parfaite comme d'habitude) je me trouve emportée dans son univers.

Le charme opère à chaque fois car même si Tarantino "pique" quelques trucs aux séries B qu'il affectionne tant, ses films assez inclassables (bon, d'accord, c'est un western mais un western à la sauce Tarantino !) bourrés d'humour noir et de références cinématographiques ont en outre une dimension mythique. Ses héros, que ce soit Uma Thurman en mère assoiffée de vengeance ou ici Jamie Foxx en esclave à la recherche de sa femme, sont des personnages forts, portés par une quête qui les dépasse.

Le casting est impeccable. Leonardo DiCaprio campe un esclavagiste sadique, Christoph Waltz se voit offrir une rédemption après le rôle de nazi qui l'avait révélé (à mes yeux) dans "Inglourious Basterds" avec le très beau rôle d'un chasseur de primes intellectuel touché par la détermination de Django à retrouver sa femme. Et Samuel L. Jackson est hallucinant en esclave tellement dévoué à son maître qu'il s'y identifie...

 

J'étais un peu réticente à aller voir les films de Tarantino car je supporte mal la violence, même à l'écran. Mais elle a souvent un côté tellement stylisée qu'elle finit presque par se faire oublier, par devenir une sorte d'esthétisme. Ici, elle est omniprésente - et malheureusement nécessaire pour un film traitant de l'esclavage. Mais les deux moments les plus insoutenables du film - un combat à mort entre deux esclaves pour "divertir" leur maître et un esclave jeté aux chiens - sont filmés de façon morcelée, contrairement aux scènes plus invraisemblables de tueries générales. Ce n'est pas une violence gratuite, elle montre l'horreur de ce passé effroyable et la force de cette soif de vengeance que de tels actes de barbarie peuvent engendrer.

 

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 05:34

J'avais découvert Hanif Kureishi avec son roman "Intimité" et été séduite par sa plume délicate pour décrire les sentiments qui nous dirigent.

"Nous marchions ensemble, perdus dans nos pensées. Je ne sais plus où nous étions, ni même quand cela se passait. Puis tu t'es approchée pour me caresser les cheveux et me prendre la main ; je sais que tu me tenais la main et que tu me parlais doucement. Soudain, j'ai eu l'impression que tout était parfait, qu'on n'aurait plus rien à ajouter à ce bonheur, à ce contentement. C'était tout ce qui était, tout ce qui pouvait être. Le meilleur de tout était concentré dans cet instant et ce ne pouvait être que de l'amour."

 

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J'ai retrouvé cette écriture fine et sensible dans "La lune en plein jour" (titre original "Midnight All Day"), un recueil de dix nouvelles autour du thème récurrent et un peu obsessionnel de l'amour qui s'étiole et de la difficulté à reconstruire sa vie.

Hanif Kureishi parvient en quelques phrases à faire naître de magnifiques atmosphères mélancoliques chargées pourtant d'une petite note d'espoir...

"Je reste planté sur le seuil du salon de thé à la regarder retraverser le parc sous les arbres, elle a un parapluie blanc et, son fils courant devant elle, elle marche d'un pas si léger que c'est à peine si elle dérange les gouttes de pluie sur l'herbe. Je suis sûr que c'est son rire que j'entends flotter dans l'air comme un djinn impalpable."

Les personnages de ces histoires en sont presque tous à leur deuxième vie, ils n'ont plus la même fougue, ont perdu au passage quelques illusions mais veulent encore croire à l'amour, au bonheur.

"Quatre chaises bleues" est une métaphore assez insolite de ce combat. La tension est palpable autour d'une situation en apparence anodine - ramener quatre chaises bleues - et pourtant lourde d'enjeux.

"Des cailloux à sucer"  est assez cruelle : on y assiste à la rencontre entre une aspirante écrivain et une écrivain à succès qui ne s'intéresse à elle qu'en tant que personnage potentiel de son prochain roman. Le mécanisme de la création, nos passions, rêves, le talent, le succès, y sont disséqués sans concession. Et au final, il ne reste que "des cailloux à sucer".

La dernière nouvelle, "Le pénis" m'a complètement déroutée. L'aspect surréaliste que j'apprécie normalement beaucoup m'a semblé ici juste grotesque.

 

J'ai aimé la thématique de ces nouvelles : l'amour, le temps qui passe, la peur de vivre sa vie, la création mais j'ai un peu regretté d'avoir l'impression de retrouver sans cesse le même personnage, cet homme d'âge mûr légèrement déprimé qui a quitté sa femme et ses enfants pour vivre son désir pour une femme plus jeune, sorte de reflet à l'infini de Kureishi.

 

"Je me rends compte, depuis ma liaison avec Florence, qu'il n'y a pas de plus dangereuse dissimulation que ce qu'on n'ose pas dire."

"On est infaillible dans le choix de ses amants, surtout quand on cherche la personne qui ne convient pas."

"C'était si simple de tomber amoureux : on n'avait qu'à se laisser aller. Mais s'habituer à quelqu'un d'autre, entretenir un amour, c'était un sacré travail, pas facile."

"La littérature ne recommande rien. Ce n'est pas un guide mais tu as quand même appris que l'imagination soulève quelque chose pour l'emmener ailleurs, en le modifiant dans son envol. L'idée originale n'est qu'un prétexte."

Et, au passage, une jolie définition de la paternité (valable aussi, à mon sens, pour la maternité !) : "Ca m'a pris un moment, mais je m'habitue à être à sa disposition et à profiter de sa présence plutôt que de considérer ce que je veux comme le plus important."

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 16:03

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crédit photo : Romaric Cazaux

 

"Viens, VIENS !" Noa me tire par le bras de toute la force de son petit être pour lutter contre mon inertie et m'entraîner dans sa chambre. "C'est qui ?" me demande-t-elle tout à coup, avisant la photo dont je n'arrive pas à détacher les yeux.

J'éteins brusquement l'ordinateur. "Je ne sais pas." Je la suis docilement, elle me tend un éléphant rose avec autorité et je rentre dans mon personnage d'éléphant benêt en attendant l'heure du bain.

Noa couchée après seulement deux tentatives pour se relever sur des prétextes aussi variés que "J'ai peur des monstres" ou " Maman, tu peux me moucher?", nous nous affalons avec mon mari devant un film et je ne tarde pas à m'endormir. Quand je me réveille, je suis seule, un peu endolorie. Je frissonne. Les bruits de la maison sont amplifiés dans le silence de la nuit. Je vais jeter un coup d'oeil à Noa, immobile et paisible, elle retrouve dans son sommeil des traits poupons qui m'attendrissent. Mais je ne vais pas rejoindre mon mari. Pas encore. Je rallume l'ordinateur et me connecte sur Facebook pour contempler à nouveau cette photo dans laquelle j'ai été taguée. Ce n'est pas nécessaire, je pourrais en décrire chaque détail avec précision mais j'ai l'impression que cela peut m'aider à démêler les sentiments contradictoires qui me parcourent.

Eva et moi avons été photographiées de dos. Nous portons des robes identiques et nous nous tenons par la main. La mère d'Eva nous avait confectionné ces robes. Nous passions tout notre temps fourrées l'une chez l'autre. Nous prétendions être soeurs, voire jumelles, une complicité sans faille, perturbée seulement par la jalousie inhérente à toute relation fusionnelle. J'enviais à Eva sa vie de bohème, son assurance, ses yeux verts, elle enviait ma famille "modèle", ma douceur, mes cheveux blonds.

Les années passaient et nous devenions peu à peu adultes, côte à côte, mais le fossé qui finit par nous séparer fut inattendu et évident : la maternité. Alors que j'étais obsédée par des dilemnes aussi passionnants que le choix d'une poussette, Eva continuait à mener la vie que nous partagions encore, il n'y avait pas si longtemps : sorties, rencontres, découvertes, toujours avide du dernier film à voir, du dernier bouquin à lire, du dernier resto à tester... ce qui me semblait maintenant complètement futile. Je l'écoutais parler boulot,  fringues, mecs, un sourire distrait flottant sur mes lèvres, couvrant d'un air béat et attendri Noa. Avec le recul, je comprends ce que mon attitude pouvait avoir d'exaspérant, de blessant même mais à l'époque... je ne comprenais pas Eva, elle m'évitait, ne semblait pas particulièrement emballée quand je lui proposais de passer voir Noa et je me sentais personnellement insultée. Peu à peu, nous avons cessé de nous voir, de nous appeler. Cela fait plus d'un an maintenant que les seules nouvelles que j'ai d'elle sont ses posts sur Facebook. Après des débuts exaltés où je postais des tonnes de photos et vidéos de Noa, j'avais fini par réaliser que ma merveille n'intéressait pas forcément tout le monde et mon profil était devenu un peu fantôme. Eva, en revanche, était hyperactive et j'observais ses photos de soirées et de vacances avec une condescendance mâtinée d'envie. Et puis, elle avait posté cette photo faisant rejaillir un passé refoulé. Et la perte de cette amitié que j'avais fini par digérer à coup de clichés : c'est la vie, le temps qui passe, nos chemins qui se sont séparés... m'apparaissait comme un beau gâchis.

Je murmurais : "Bien joué, Eva." et je m'installais afin de lui écrire un long mail.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 17:16

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L'exposition d'Enki Bilal "Les fantômes du Louvre" présentée au coeur du Musée (au premier étage de l'aile Sully) est originale et assez fascinante.

A partir de vingt-deux chefs d'oeuvre du Louvre qu'il a photographiés, Enki Bilal a inséré des personnages imaginaires, fantômes du musée. 

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A côté de ces oeuvres étonnantes figure la biographie imaginée par l'artiste à ses fantômes, parfois inspirée par l'histoire représentée par l'oeuvre originale comme pour "Les Ombres de Francesca Da Rimini et de Paolo Malatesta apparaissent à Dante et à Virgile" d'Ary Scheffer.

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Les fantômes figurent parfois dans l'oeuvre originale elle-même mais semblent bien souvent s'en échapper et finissent par hanter le Louvre lui-même.

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Une oeuvre m'a particulièrement dérangée, celle du fantôme du "Boeuf écorché" de Rembrandt.

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J'ai beaucoup aimé l'idée d'Enki Bilal et sa réalisation, comme si les tableaux s'ouvraient soudain pour nous révéler tous leurs secrets. Difficile de faire abstraction du poids du passé quand on visite le Louvre ! Je recommande la visite en nocturne le mercredi quand le musée se vide et que la lumière et l'ambiance sont particulièrement propices à la vision des fantômes du Louvre.

Ma seule petite déception, un de mes tableaux préférés, "La jeune martyre" de Delaroche, ne figurait pas parmi ces âmes errantes mais le choix a été cornélien pour Enki Bilal...

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Il est également possible de se procurer l'ouvrage "Les fantômes du Louvre" afin de se plonger bien tranquillement dans ces récits sordides.

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