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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 09:01

the-happy-show_xl.jpg

 

L'exposition "The Happy Show" est présentée à la Gaîté lyrique par Stefan Sagmeister. Cet artiste nous livre sa vision du bonheur à travers des sentences comme "Don't expect people to change", 'If I don't ask, I won't get"... écrites sur les murs de l'exposition et déclinées sous diverses formes (morceaux de sucre, grains de café, ballons, cintres...) par le biais de photos ou vidéos.

L'exposition est complétée par des trouvailles ludiques : mesurer son degré de bonheur en choisissant un chewing-gum, pédaler pour voir apparaître de nouvelles phrases sur le bonheur, tirer une carte et relever un petit défi, écouter et ressentir des "good vibes"...

Stefan Sagmeister a également choisi des études et statistiques sur le bonheur comme la pyramide des besoins de Maslow.

J'ai trouvé cette exposition un peu creuse, les sentences de l'artiste sont assez banales et si leur mise en forme est originale, le procédé est répétitif et lassant. Les statistiques sont connues : un certain degré de richesse est nécessaire au bonheur mais au-délà il n'y a plus de corrélation, les couples sont le plus heureux avant la naissance des enfants et une fois qu'ils ont quitté le nid...

Le thème de l'exposition était tentant mais peut-être un peu trop ambitieux ?

"Le bonheur est un papillon. Si nous le chassons, il nous échappe ; mais si nous nous asseyons tranquillement, il vient voleter au-dessus de nos têtes." (Nathaniel Hawthorne)

Finalement, la vraie révélation de l'exposition pour moi a été les sina ginger candy, sortes de petits caramels au gingembre collants sucrés et épicés à souhait !

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 09:31

Premier coup de coeur musical de l'année : Milky Chance ! J'aime son electro pop mâtiné de rap et de reggae. J'aime le phrasé presque blasé du chanteur. J'aime ses mélodies qui dégagent une sorte d'évidence et m'emportent. Je vous laisse écouter et j'espère aimer !

 


 

 


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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 15:04

 

Travailler, amasser, consommer

C'est la route à suivre, c'est celle qui est tracée

 

Placarder un sourire figé

Se caser, acheter, procréer

 

Mais à l'intérieur tu le sais

Il y a ce souffle étouffé par tes peurs

 

Tomber se relever ne rien révéler

C'est la route à suivre, c'est celle qui est tracée

 

 

 

 

 

 

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 07:31

 

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crédit photo : Kot

 

Lila enfouit son visage dans mon cou. La chaleur de son souffle, son odeur... m'emplissent et me chavirent. Je n'aurais jamais cru ressentir cela un jour. Les femmes, je les convoite, je les consomme et je les délaisse. J'affecte la nonchalence, les mains dans les poches mais Lila m'a complètement envoûté... J'en arrive à avoir peur que cela s'arrête. Elle recule d'un pas, me sourit d'un air amusé. "Ca va, mon chéri ?"

Je me ressaisis, tente d'afficher un masque blasé. "Très bien ! Ecoute, je viens de réaliser qu'il fallait que je repasse au bureau. On se rejoint plus tard, à l'appartement ?"

Lila me contemple, la tête légèrement penchée. Ses yeux de panthère se plissent légèrement comme pour mieux me sonder, son sourire se retrousse sur ses petites incisives pointues. "Oui, bien sûr !" Elle effleure ma joue de ses lèvres et se noit dans la foule qui descend du métro. Alors que les portes se referment, je la suis du regard. Malgré la foule qui l'entoure, je ne vois qu'elle, sa présence magnétique.

J'ai un coup au coeur. Et si elle disparaissait ? Si je ne la revoyais plus jamais ? Ma vie avant Lila m'apparaît tellement vide, sans sens. Mais je sais bien que je dois donner le change, ne pas l'étouffer pour ne pas la faire fuir. Lila me fascine mais ce qui me fascine surtout, je crois, c'est sa liberté.

 

Je suis bien repassé au bureau mais je n'ai pas réussi à me concentrer. J'ai regardé par la fenêtre la ville qui ne s'arrête jamais, les yeux dans le vague. Je ne supporte pas très bien cette dépendance dans le fond, elle est source d'une vie plus intense mais aussi de beaucoup d'angoisses et incertitudes. Il faut que je mette un terme à cette relation, comme aux autres. Ou bien... J'enfile précipitemment ma veste et je me rue dehors.

 

J'arrive à l'appartement le coeur battant. La lumière est tamisée, un air de jazz en fond, pas de trace de Lila. Je finis par la trouver dans la salle de bains. Je traverse l'atmosphère saturée de vapeur et de parfums et je m'assieds sur le rebord de la baignoire. Je ne peux attendre plus longtemps. Je sors une petite boîte de la poche de ma veste et la tends à Lila : "Lila, veux-tu être ma femme ?"

 

Le dîner traîne, sombre et maussade. Les efforts de Lila pour relancer la conversation tombent à plat devant mon humeur morose. Je mâchonne un bout de steak, au bord de la nausée. Je réalise que la seule chose que je convoite réellement m'est refusée. Et que je ne peux rien y faire. Je contemple Lila avec colère, je n'ai même pas compris les raisons de son refus. "Je ne peux pas accepter, tu ne me connais pas vraiment..." Bla bla bla. Elle ne veut pas de moi et ça fait mal. Je jaillis de ma chaise et me dirige vers Lila qui sursaute. Elle ne veut pas de moi... Je l'attrape par les cheveux. Un éclair de surprise et de peur traverse le regard de Lila. "Tu es fou, lâche-moi." Elle me fixe sans ciller et j'hésite mais la colère, la douleur du rejet sont les plus fortes. Je la tire par le bras, la renverse par terre, c'est facile. Il se produit alors quelque chose d'étrange : Lila tend les lèvres vers mon cou...  Je sens la morsure de ses petites dents. Je souris, c'est comme une délivrance, une souffrance qui m' apporte la plénitude qui me manquait.

 

Lila se relève, regarde le corps inerte. Et baisse les yeux sur sa main crispée sur son couteau.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 13:50

"Ex libris veritas"

 

La-Ballade-de-Lila-K.jpg

 

"Je me moquais un peu du contenu des livres. Ce que je recherchais, surtout, c'était le pouvoir qu'ils m'accordaient. J'arrivais grâce à eux à m'abstraire de ma vie. J'oubliais le Centre, sa routine et son lot de contraintes épuisantes. J'oubliais qu'on m'avait confisqué ma maman. J'étais ailleurs, loin du monde, loin de moi. C'est parfois reposant de se perdre de vue."

 

De Blandine Le Callet j'avais lu "Une pièce montée" mais le registre de "La Ballade de Lila K" est  très différent.

Il s'agit d'un récit d'anticipation finalement pas si éloigné de notre société de consommation actuelle pleine de diktats pernicieux.

Blandine Le Callet a créé une société sécuritaire effrayante sans forcer sur le trait - un minimalisme futuriste d'autant plus percutant qu'il rend l'identification plus aisée.

La charge sociale nous renvoie aux clivages actuels : une classe aisée aseptisée effrayée par les plus défavorisés qui aspirent à la rejoindre et ceux qui ont compris les dérives.

 

Ses réflexions sur l'amour, le deuil, le besoin de mémoire m'ont particulièrement touchée.

"C'est cela, sans doute, faire son deuil : accepter que le monde continue, inchangé, alors même qu'un être essentiel à sa marche en a été chassé. Accepter que les lignes restent droites et les couleurs intenses. Accepter l'évidence de sa propre survie."

 

Un récit qui sonne juste, chargé d'émotion et qui propose une voie de résistance : la culture et la connaissance à travers les livres et l'affirmation de soi, de sa singularité pour un monde plus poétique.

Lila parvient ainsi à mettre des mots sur ses émotions grâce à des vers de Verlaine.

"Un jour que j'étais sur le toit, à penser à ma mère en regardant la pluie qui tombait sur la ville, un poème m'est soudain revenu en mémoire. Il parlait de tristesse et il était parfait - je veux dire, il convenait parfaitement à l'instant : la pluie et mon chagrin, et la ville à mes pieds. C'était la première fois que cela m'arivait.

Je me suis avancée jusqu'au bord du toit. J'ai dit : Ecoute-moi, maman : Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville. C'était comme si les mots m'appartenaient. Comme si le poème était à moi, tout entier. Comme si je venais de l'inventer. Je l'ai murmuré très lentement, plusieurs fois, pour ma mère, où qu'elle soit. L'instant d'après, je me sentais déjà mieux."

   

Merci Cardamone pour la découverte !

 

 

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Published by Yosha - dans Bouquins
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 14:35

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Coup de coeur pour ce dessin animé de fin d'année... Vu en 2D mais la 3D "explosive" (comme dans la pub pour les bonbons Haribo qui volent dans la salle !) doit valoir le coup...

Un petit chat abandonné par ses maîtres se réfugie dans un drôle de manoir par une nuit d'orage. Il s'agit en fait de la demeure de Lorenz, un vieux magicien qui vit dans un univers enchanté au milieu de ses automates et animaux, Jack le lapin et Maggie la souris. Ces deux derniers sont jaloux de cet intrus adopté par leur maître et rebaptisé "Tonnerre" et prêts à tout pour le faire mettre à la porte. Mais le neveu de Lorenz a une idée fixe : faire vendre le manoir de son oncle... Les jouets et animaux vont alors devoir se liguer pour défendre leur manoir... en le transformant en maison hantée !

Quelques gouttes de magie, un zeste de frayeurs sans gravité, une pincée de créatures sympathiques et un "Gepetto" doux et rêveur réfugié dans le monde de l'enfance, le tout saupoudré d'un méchant méchamment allergique aux chats... un mélange parfaitement dosé qui fonctionne à merveille !

Mention spéciale à Edison, le bonhomme ampoule - sorte de cousin de Ti' Biscuit - qui connaît son moonwalk !

 

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Published by Yosha - dans Ciné
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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 14:49

J'ai découvert cette expo juste à temps grâce à Leiloona. Juste à temps car elle se termine ce soir à 20h (elle ne durait que quatre jours !). Le livre sortira en mars pour ceux qui seraient tentés de découvrir toutes ces visions illustrées de Paris.

"The Parisianer" c'est un journal imaginaire dont 100 illustrateurs ont été chargés d'imaginer la Une dans l'esprit de The New Yorker. Le résultat est souvent drôle, plein de tendresse, un petit air de Sempé flotte dans certaines oeuvres. Chaque artiste a sa vision... réaliste, poétique, fantaisiste ou même surréaliste. Comme dit si bien Hemingway dans la citation reproduite sur un mur de l'expo : "Il n'y a jamais de fin à Paris et le souvenir qu'en gardent tous ceux qui y ont vécu diffère d'une perosnne à l'autre."

Alors oui, la ligne 4 aux heures de pointe ressemble à un jeu de Tétris, on aurait bien envie de repeindre le ciel en bleu parfois et le succès des Food Trucks peut laisser perplexe... (laissons de côté le tempérament hargneux des Parisiens, c'est bientôt Noël, on va pas polémiquer) mais ce qui émerge, c'est la magie de Paris malgré ses contradictions et finalement son côté insaisissable.

Et désolée pour les photos mal cadrées pleines de reflets...

 décembre 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 08:29

large.JPG

 

Entre ciel et terre

J'ai choisi

Flotter

Ne plus penser

Entre ciel et mer

J'ai choisi l'horizon

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 07:42

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J'avais été plutôt déçue en écoutant la dernière création des Ogres de Barback, sûrement à cause des commentaires dithyrambiques... Mais la première déception passée, je l'ai réécouté tranquillement et je suis assez d'accord avec les critiques ! Il se dégage une belle énergie et beaucoup d'émotion des titres inédits et des reprises. Cet album dégage un vrai charme suranné et moderne... Si si c'est possible ! Ecoutez plutôt...

 


J'ai découvert un chant traditionnel magnifique "Adieu Paure Carnavas" dont l'interprétation par les Ogres de Barback m'a fait penser à Goran Bregovic. <3 Oui, ça mérite un coeur ! J'ai pensé à Django Reinhardt avec "La Grotte de Mr. Cosquer"... et à Manu Chao avec "Petit, Petit Blues"... ah, normal, c'est lui !
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Published by Yosha - dans Zik
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 07:39

"Pour toujours et à jamais" d'Alan Duran et Debi Gliori traite avec douceur et délicatesse - mais sans en occulter la réalité - de sujets difficiles à aborder pour les parents : la mort et le deuil.

 

pour toujours et à jamais 

Léopold Loutre, Tanguy Taupe, Lisa Lièvre et Richard Renard vivent tous ensemble dans leur maison des bois. Mais un jour, Richard tombe malade. Un matin, il part seul dans les bois et ne revient pas. Ses amis le trouvent immobile et froid sous un tas de feuilles mortes, ils le ramènent à la maison et l'enterrent à sa place préférée dans le jardin. L'absence de Richard laisse un vide douloureux. Penser à Richard ravive leur douleur alors ses amis décident de se taire. A la fin de l'hiver, Enora Ecureuil vient les voir et ils se remémorent des moments joyeux. Chacun décide alors d'un geste à la mémoire de Richard qui restera dans leur coeur, leur mémoire et leurs rires pour toujours et à jamais...

 

Le travail de deuil suit le fil des saisons avec des illustrations très soignées : l'automne de la fin de vie de Richard, l'hiver de la tristesse de la perte, le printemps des souvenirs joyeux et l'été et la vie qui continue.

 

Un album forcément émouvant... j'ai eu ma larme à l'oeil alors que je me le lisais à moi-même !

 

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