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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 19:22
En cette période hivernale, je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans le premier volet de la trilogie des Neshov d'Anne B. Ragde, "La terre des mensonges". Et je prédis que vous risquez de dévorer aussitôt les deux autres sur votre lancée... On plonge dans une saga familiale au coeur de la ferme familiale des Neshov en Norvège au moment de Noël, alors que la matriarche, Anna Neshov, vieille femme au caractère si bien trempé que son fils aîné la croyait éternelle, est pourtant en train de mourir. A cette occasion, ses trois fils que presque tout oppose, se retrouvent, ainsi qu'une nièce tenue à distance jusque-là. Peu à peu, les secrets de famille bien étouffés ressurgissent, amenant chacun à considérer son existence d'un jour nouveau, à quitter le confort de sa vie routinière et paisible. Cette trilogie est remarquable car elle dépeint des univers totalement opposés - le vieux garçon éleveur de porcs, son frère homo menant une vie de luxe à Copenhague - d'une manière crédible. Bon peut-être un brin cliché mais ça sonne juste ! On comprend l'attachement de Tor à ses porcs, à cette existence simple, se contenter de petits riens et l'ébranlement que signifie pour lui la mort de sa mère et les secrets de famille éventrés. Le personnage de Margido, ordonnateur de pompes funèbres, reste plus énigmatique mais il se dévoile peu à peu au cours des trois tomes. La joie de vivre et l'égoïsme d'Erlend, le cadet, le rendent à la fois attachant et exaspérant ! Quant à la nièce, Torunn, elle est tiraillée entre le devoir familial et sa vie d'assistante vétérinaire à Oslo. Et enfin, le "vieux" est celui dont la vie gâchée a le plus serré mon petit coeur... Une phrase de Margido résume finalement la réflexion que ce livre ne peut manquer de susciter sur nos choix de vie, notre raison d'être : "Peut-être cette jeune fille avait-elle de la chance, malgré tout, d'avoir échappé à une longue existence pleine de choix dont on ne comprenait pas l'erreur catastrophique avant qu'il soit trop tard."
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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 13:59
Un père à la dérive décide de passer une année avec son fils de quatorze ans sur une île déserte en Alaska. On pressent que ce n'est pas l'idée du siècle... et on assiste avec une angoisse croissante à une véritable descente aux enfers. Les personnages sont vite confrontés à des questions de survie face aux conditions extrêmes, aux ours qui rôdent ou aux problèmes de ravitaillement... A cela s'ajoute l'instabilité psychologique du père. On se doute bien que ça ne peut que mal finir mais la violence du drame laisse sonné. L'écriture de David Vann est précise, ciselée, pleine de la force de son histoire terrible et de la nature qui ne pardonne pas. Un huis clos dont on ne sort pas indemne.
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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 12:14

"La Couleur du lait" de Nell Leyshon m'a bouleversée. Ce roman intrigant tient en haleine jusqu'à la fin pressentie mais non moins poignante.

Mary, une jeune fille de fermiers dans l'Angleterre du XIXème siècle, voit son existence basculer le jour où elle entre au service d'un pasteur et de son épouse.

Mary est une héroïne marquante, dont on admire la force de caractère qui la perdra pourtant. Malgré la simplicité apparente de sa vie, peut-être grâce à cette simplicité, on touche à l'essence même de ce qui compte. J'ai refermé ce livre émue. Et un peu différente.

Un passage en particulier est un véritable état de grâce, lorsque Mary et ses soeurs s'enfuient de bon matin en haut de la colline et font des voeux. On ressent à la fois la magie de ce moment et son présage funeste.

Je me rappelle d'un livre qui m'avait ennuyée petite mais dont la fin m'avait marquée : "Tistou était un ange." et je me dis que Mary était sûrement un ange.

 

"et moi je demanderais quoi si je pouvais faire un voeu ? qu'est-ce que je répondrais si on me posait la question ? je n'en avais aucune idée. je savais que j'avais des rêves mais je ne savais pas lesquels."

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 09:40

Parfois une rencontre se fait de manière inattendue mais parfois, il faut que tous les signaux clignotent lourdement pour qu'elle ait lieu. Je suis passée à côté des critiques élogieuses de "L'homme de la montagne" de Joyce Maynard lors de la rentrée littéraire. Je suis passée à côté de l'intervention de l'écrivain dans une librairie où elle était pourtant traduite par une amie. Et je me suis enfin réveillée en voyant ma mère lire "Long week-end" ! Je lui ai emprunté, je l'ai lu d'une traite. Puis j'ai dévoré "L'homme de la montagne" et attaqué "Et devant moi, le monde", une autobiographie fascinante, qui traite en grande partie de la liaison que Joyce Maynard eut à l'âge de dix-neuf ans avec Jerry Salinger, alors dans la cinquantaine.

J'aime la connexion que l'auteur conserve avec son enfance et son adolescence. Et la liberté qui se dégage de ses romans. Voici un extrait de "L'homme de la montagne qui m'a particulièrement touchée :

"Il m'arriva alors quelque chose d'étrange : une soudaine flambée d'amour pour celle à qui je ne pensais pas souvent - ma propre mère, qu'on pouvait taxer de négligence, mais qui ne me disait jamais comment m'habiller, ne m'emmenait jamais chez le pédicure avec elle, ni n'essayait de me faire embaucher chez les pom-pom girls. En ce moment, elle devait se trouver à la bibliothèque, cherchant de nouveaux livres d'obscurs gourous indiens ou un recueil de poèmes de Sylvia Plath. Peu importait d'ailleurs. J'ai compris ce jour-là qu'en nous laissant libres de nos choix, ma soeur et moi, elle nous avait fait un grand cadeau. Patty et moi n'appartenions à personne qu'à nous-mêmes."

Il y a du Carson Mc Cullers chez Joyce Maynard dans les thèmes traités : l'enfance, l'adolescence, la famille, la solitude... mais aussi dans la finesse de ses observations sur l'âme humaine, dans ces petits détails qui n'ont l'air de rien qui font tout comme la préparation d'une tarte aux pêches.

Ce que j'aime lorsque je découvre un nouvel univers, c'est le côté "poupées russes". Bien sûr, maintenant, il faut que je lise "Baby Love", le premier roman de Joyce Maynard inspiré de son histoire d'amour avec Salinger. Mais surtout "L'attrape-coeur" de Salinger et aussi "Le lapin en peluche" de Margery Williams dont un extrait figure en exergue de "Et devant moi, le monde" :

"Vrai, on ne l'est pas au départ, dit le Cheval de Cuir. C'est quelque chose qui vous arrive. Quand un enfant t'aime très longtemps, qu'il ne se contente pas de jouer avec toi mais qu'il t'aime vraiment, alors tu deviens Vrai.

- Est-ce que ça fait mal ? demanda le Lapin.

- Parfois, répondit le Cheval de Cuir, car il était toujours franc. Quand on est vrai, on se moque de souffrir.

- Est-ce que ça arrive d'une seul coup, comme si on te remontait, ou bien petit à petit ?

- Ca n'arrive pas d'un seul coup, dit le Cheval de Cuir. On le devient peu à peu. Ca prend du temps. C'est pourquoi ça n'arrive pas souvent à ceux qui cassent facilement, qui ont des bords anguleux ou qu'il faut protéger avec soin. En général, le temps que tu deviennes vrai, la plupart de tes poils ont été arrachés à force d'amour, tu as les yeux qui tombent, tes articulations sont branlantes et en piteux état. Mais ces choses-là n'ont pas d'importance, parce que, une fois que tu es vrai, tu ne peux pas être laid, sauf pour ceux qui ne comprennent pas."

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 03:33

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De Frédérique Deghelt j'avais particulièrement aimé "La grand-mère de Jade". Ce roman m'avait touchée ce qui n'est pas le cas de ses autres romans. J'aime son écriture, j'aime les réflexions qui s'en dégagent mais aucune émotion particulière ne naît chez moi. "Les brumes de l'apparence" n'a malheureusement pas dérogé à la règle.

Frédérique Deghelt bascule ici du côté obscur, dans un ésotérisme un peu grossier avec spectres, voyants et exorcisme. 

Pas facile de croire à l'histoire qu'elle nous raconte ici, celle d'une parisienne de quarante ans satisfaite de sa vie mondaine, qui se découvre des dons de médium lorsqu'elle hérite d'une maison perdue dans la forêt...

Ce qui m'a plu, c'est la remise en question de cette femme sur ses choix de vie, sa recherche d'un accord avec ses souhaits profonds. L'aspect ésotérique est intéressant tant qu'il questionne notre rapport à la mort, ses liens avec la vie. En revanche, tout le côté maison hantée horreur fantastique m'a fait l'effet d'un train fantôme de pacotille - on est plus amusé qu'effrayé. Et la fin semble accolée au reste un peu hâtivement. Mais j'ai aimé la façon dont l'auteure dépeint avec beaucoup de justesse la magie de la forêt et de la rivière :

"Bonds de l'écume sur la mousse, reflets de branches dans le miroir mouillé, empreintes plus sombres de l'eau qui se retire des pierres chaudes. Lumières changeantes jouant sur les buissons, fleurs qui se cachent pour mieux capter la lumière intermittente qui joue à les caresser puis disparaît."

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 14:30

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C'est drôle les rencontres avec les livres... parfois inattendu, parfois raté, parfois une évidence. "Vices cachés" m'a sauté aux yeux alors qu'il trônait sur l'étalage d'un bouquiniste derrière son plastique poussiéreux. De Renate Dorrestein, j'avais lu "Un coeur de pierre" qui m'avait marquée. Elle y traitait avec beaucoup de justesse et sans tomber dans le sensationnalisme d'un sujet délicat, celui de la psychose post-partum.

 

Dans "Vices cachés", une nouvelle fois, le sujet traité est loin d'être léger mais la force de l'écriture de Renate Dorrenstein est de nous embarquer complètement, dès les premières lignes. On se retrouve ainsi dans le jardin d'une banlieue pavillonnaire modeste au milieu d'une famille recomposée qui se prépare à partir camper en Ecosse. Puis on débarque sur  l'île écossaise de Mull où l'on entend le cri des mouettes, on sent l'odeur de la mer et l'humidité, on voit les nuages qui filent et la mer qui change... On a peur, on se laisse aller à la nostalgie... et à l'espoir malgré tout.

 

Renate Dorrestein nous raconte l'histoire de deux gamins en fuite qui trouvent refuge chez Agnès, une institutrice à la retraite qui passe pour la première fois des vacances seule dans sa maison familiale de l'île de Mull. On sent l'attachement d'Agnès à cet endroit, et surtout à ses souvenirs précieux, heureux ou douloureux. On sent le besoin de ces enfants d'être des enfants normaux jouant, insouciants, alors qu'ils fuient l'innommable. On sent l'apparence de normalité qu'ils aimeraient recréer. Et on sait qu'une happy end ne sera pas possible, même si l'auteur nous en offre une illusoire.

 

"Après quelques instants, elle se mit à courir comme une folle derrière lui. Elle trébucha et atterrit sur ses genoux abîmés dans les coquillages en miettes. Sa chute la fit un peu reprendre ses esprits, elle cligna des yeux en secouant la tête, éberluée. Elle frotta ses bras nus, scrutant autour d'elle, à la recherche d'un repère familier, bien connu. Les rochers couverts de patelles. Les rubans d'algues visqueuses sur le sable blanc. Les cris indignés d'une mouette. La plage qui s'étire, abandonnée, sous le ciel gris et bas. C'était un jour indécis, ni ensoleillé, ni pluvieux, un de ces jours qui pourraient partir dans n'importe quelle direction mais qui ne se décident pas. Une atmosphère d'avant l'orage, une ambiance de sursis, de trêve. Et soudain, ce fut comme si elle pouvait voir loin dans le futur ; telle serait sa vie si elle ne se reprenait pas en main : un hiatus, une attente jamais comblée. Elle serra les poings."

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 17:44

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Je cherchais depuis quelques temps un livre de recettes ayurvédiques et celui-ci est parfait ! Les recettes sont simples, faciles à réaliser et sans trop d'ingrédients impossibles à trouver... ce qui refroidit toujours mes ardeurs culinaires. Et comme ce sont les mêmes épices qui reviennent, une fois équipé, on est paré pour se lancer !

En quatre jours j'ai dû tester huit recettes, toutes réussies, savoureuses et équilibrées.

Je ne maîtrise pas du tout les principes de la cuisine ayurvédique et l'introduction à ce sujet, assez simpliste, ne m'y a pas aidée... donc si vous cherchez à en savoir plus sur les vertus de cette cuisine, passez votre chemin mais si vous voulez réaliser des recettes indiennes végétariennes sans trop de difficulté, c'est le livre qu'il vous faut ! 

On y trouve les fameux chapatis, parathas et papadams, des idées de salades (carottes, poivron vert et noix de cajou par exemple), des samosas, doshas, différents dals et façons de cuisiner le riz, des currys, chutneys... Un peu moins convaincue par les desserts même si je n'ai testé que les laddous aux amandes... Et des boissons froides ou chaudes, comme le tchaï.

Je n'ai pas encore confectionné mon propre panir mais cela ne saurait tarder !

 

कृपया भोजन शुरू कीजियै !

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 06:13

" J'ai toujours trouvé la passion incroyablement surestimée, eu égard au ratio énergie / satisfaction qu'elle procure."

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Nelly Alard aurait pu intituler son roman "Autopsie d'une infidélité" ! On y est plongé dans le quotidien d'un couple qui se déchire et souffre suite à un moment d'égarement, il l'appelle "abandon" et en rejette toute responsabilité. Il tient un discours ambigu insupportable tandis que sa femme souffre, dévastée par cette trahison inattendue. Les deux points de vue s'alternent en un enchaînement fluide. 

J'ai trouvé ce roman un peu oppressant et assez juste. Même s'il s'agit d'un thème quasi universel, chaque cas d'infidélité est un cas d'espèce, chaque couple l'affronte à sa manière... Certains sont prêts à tout pardonner, d'autres se retranchent dans une diginté blessée, certains infidèles rejettent la faute sur l'autre, d'autres basculent dans la dépression. Mais c'est toujours un moment douloureux et complexe qui fait voler le couple en éclats pour éventuellement le reconstruire sur d'autres fondements et "Moment d'un couple" retranscrit parfaitement ce moment où tout bascule.

L'histoire tourne malgré tout un peu en rond, sûrement à l'image de la difficulté à se sortir de ce moment où tout ramène sur une mauvaise pente glissante... Mais elle fait réfléchir sur le sens différent que chacun donne à des mots pourtant identiques.

 

"Besoin. Elle détestait ce mot. Le besoin n'avait rien à voir avec l'amour. L'idée même de besoin physique à assouvir, lorsqu'il s'agissait de sexe, la révulsait.. Elle n'admettait quant à elle que le désir, qui pouvait parfois être violent, mais le désir n'exigeait rien, le désir lorsqu'il était comblé ne suscitait qu'émerveillement, gratitude, au contraire du besoin qui était revendicatif, hargneux, qui allait de pair avec le droit, le droit qu'on croyait avoir sur les autres, comme si l'amour pouvait jamais être autre chose qu'un cadeau, un miracle entre deux êtres."

 

"On ne le dit pas assez mais un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécus coexistent à l'intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances. Au final tout cela n'a qu'un rapport très vague avec le temps qui nous sépare de notre naissance cette histoire d'âge, enfin c'est ce qu'il lui semble."

 

"Est-ce que tu ne crois pas, demande-t-elle, qu'à un moment un amour devient unique parce qu'on l'a choisi, est-ce que tu ne crois pas qu'on décide d'aimer, de continuer à aimer, de ne plus aimer ? Est-ce que tu es d'accord qu'il y a une part de volonté dans l'amour ?"

 

"Dire je t'aime, pense Juliette, c'est s'inscrire dans la durée, pas comme dire j'ai envie de toi ou je suis bien avec toi. Dire je t'aime, V a raison, c'est un serment, ça inclut le temps et la globalité, j'aime tout ce que tu es, je t'aimerai toujours ou en tout cas longtemps. On ne peut pas dire je t'aime puis cinq minutes après je ne t'aime plus, mais quinze ans plus tard oui, quelle est la durée de vie implicite du mot je t'aime ?

Pour combien de temps on signe quand on dit ça ?

C'est quoi la durée du bail ?"

 

"Ce truc qu'avaient les femmes avec les mots. Dire je t'aime lui semblait à lui tellement dérisoire. Il lui semblait que l'amour était un continuum de milliards d'instants juxtaposés d'amour de haine de désir de rejet d'indifférence comme les petites cases rouges et noires d'une roulette, tant que la roue tourne à pleine vitesse on ne voit qu'une couleur uniforme lorsqu'on arrête la roue à l'instant T on court un risque,

Le risque de ne pas tomber sur la bonne case,

Le risque de perdre sa mise."

 

"C'est ce désir-là qui manque tellement, dit-elle, pas le plaisir. N'est-ce pas ?"

 

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 07:46

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"Un tout petit rien" de Camille Anseaume adopte le rythme de son héroïne : ce temps suspendu où l'on découvre la magie d'abriter une petite vie en soi. Mais donner la vie ne va pas toujours de soi, surtout lorsque, comme Camille, il s'agit d'une grossesse inattendue.

J'ai eu l'impression de lire un journal intime. C'est léger, plutôt délicat, parfois drôle. Mais ce roman reste pour moi anecdotique, sans force ni profondeur particulière. On le referme et il ne reste vraiment pas grand chose de ce tout petit rien.

 

"Je n'ai jamais su garder un secret me concernant. J'admire ces femmes dont on devine des zones muettes et des pronfondeurs passées sous silence. J'aimerais dégager leur mystère, au lieu de ça je suis un livre ouvert avec des dessins légendés au cas où ce ne serait pas assez clair."

 

"Les gens qui sont contre l'avortement ne savent pas la chance qu'ils ont. Moi aussi je voudrais n'avoir qu'une seule solution, et un esprit étriqué pour ne pas me poser de questions, je voudrais des jolies oeillères et un gant de fer, et pouvoir me raccrocher à des principes obtus sans savoir ce que j'en pense, confier mon sort et le tien à des certitudes inébranlables.

La seule que j'ai est celle de la liberté. Me voilà bien avancée."

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 07:07

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Quand Frédéric Lenoir propose un voyage philosophique, je le suis sans hésiter... surtout sur le chemin du bonheur ! On y croise des sages orientaux et des philosophes antiques et modernes. C'est d'ailleurs un des aspects de ce livre que j'ai préféré : découvrir qu'au-delà des siècles et des cultures on retrouve une même vision du bonheur.

En refermant ce livre, j'ai eu l'impression d'avoir fait quelques pas en direction de ce petit papillon insaisissable !

"à certains égards, il est aussi insaisissable que l'eau ou le vent. Dès qu'on pense s'en être emparé, il nous échappe. Si on tente de le retenir, il s'enfuit. Il se dérobe parfois là où on l'espère et surgit à l'improviste au moment le plus inattendu."

 

Une citation d'Epictète a particulièrement retenu mon attention : "Nul ne peut te faire de mal si tu ne le veux pas. Car tu subiras un dommage quand tu jugeras que tu subis un dommage."

Cette façon de voir les choses doit donner une force incroyable et permettre de ne pas se laisser dévaster par une déception par exemple... puisqu'on ne la considère pas comme une déception !

 

J'aime aussi beaucoup cette phrase de Platon : "l'homme le plus heureux est celui qui n'a dans l'âme aucune méchanceté"

 

Mais finalement je crois que ma vision du bonheur est celle de Christian Bobin : "Je suis heureux et rien n'en est la cause" !

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