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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 07:04

Aujourd'hui je vous emmène pour une ballade à travers le jardin Albert-Kahn qui réunit en fait deux jardins japonais, un jardin français, un jardin anglais et trois petites forêts (forêt, vosgienne, forêt dorée et forêt bleue). Cela faisait un moment que je n'y avais pas mis les pieds et petite déception : l'agréable salon de thé de la roseraie n'existe plus... Mais cela reste un de mes jardins préférés à Paris (enfin Boulogne...), un véritable havre de paix dépaysant et ressourçant.

 

porte

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 17:18

 

 J'ai découvert la série "True Detective" grâce à Ori. Comme elle le souligne, on n'est pas loin d'un véritable film fleuve. La saison 1 est découpée en huit épisodes d'une heure qui permettent de prendre le temps pour développer l'intrigue, planter le décor et travailler la psychologie des personnages. La saison 2 comportera une intrigue et un casting entièrement différent, chaque saison étant totalement indépendante.

Cette première saison se déroule en Louisiane en 1995. Deux inspecteurs, Rust Cohle et Martin Hart sont chargés de résoudre le meurtre d'une prostituée retrouvée coiffée de bois de cerfs. Alors qu'ils ont quitté la police, ils sont contactés en 2012 par deux autres inspecteurs alors qu'un meurtre similaire a été commis.

Sombre et prenant. Voilà comment je qualifierais cette série.

Le duo d'acteurs Matthew McConaughey et Woody Harrelson est impressionnant d'intensité et de justesse. Les élucubrations philosophico-métaphysiques nihilistes de Cohle sont assez déroutantes et captivantes ! Il affirme notamment que la conscience humaine serait un écart tragique de la nature... 

Les paysages de la Louisiane sont magnifiquement exploités pour rendre l'atmosphère pesante et angoissante.

Le scénariste et créateur de la série Nic Pizzolatto s'est inspiré du recueil de nouvelles fantastiques "Le roi en jaune" de Robert W. Chambers et la réalisation de Cary Fukunaga est impeccablement maîtrisée : les fins des épisodes 4 et 8 devraient vous clouer à votre canapé, en apnée totale !

Enfin, la musique choisie par T-Bone Burnett, mélange de folk, gospel et rock, est en osmose parfaite avec l'esprit de la série.

 

Quelques titres tirés de cette BO qui vaut le détour :

 

 


 

 
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Published by Yosha - dans Séries
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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 07:33

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En tant qu'enseignante, j’en vois défiler des cas… Mieux vaut être armée et équilibrée pour faire face. J’enseignais depuis quelques années, je commençais à trouver mon rythme, le plus dur ce n’était pas de s’occuper des enfants mais de dialoguer avec leurs parents. On marchait sur des œufs, forcément… Je n’ai pas d’enfants mais je peux imaginer sans peine qu’apprendre que la prunelle de vos yeux rencontre des difficultés dans cette institution sur laquelle on mise tant et dont on peut bien difficilement se passer n’est pas facile...

Mais j’ai vraiment progressé... Ma stratégie, comme celle de la plupart de mes collègues, était de commencer par quelque chose de positif : « Bastien s’investit beaucoup en EPS », « Mélanie est une élève très calme. » Puis on enchaînait sur le fond du problème en trouvant une formulation atténuée : « Bastien a beaucoup de mal à respecter les règles et à se contrôler »  (« Il passe son temps à frapper les autres »), « Mélanie semble avoir du mal à se concentrer »  (« Mélanie vit dans un univers parallèle. »)

Dans l’ensemble, ça se passe plutôt bien.

Dans l’ensemble… car parfois, il y a des cas vraiment dramatiques. Je pense à Gaspard, et à sa petite sœur, Ella. J’y pense beaucoup en ce moment car j’attends mon premier enfant et je m’interroge : quelle mère vais-je être ? Inquiète, protectrice ? Jusqu’à quel point ?

Gaspard était un élève effacé. Quand je l’interrogeais, il devenait rouge pivoine ce qui provoquait l’hilarité de ses camarades. Il n’avait pas d’amis. Sa mère l’accompagnait et venait le chercher collée à la porte de l’école comme si elle risquait de le manquer si elle s’éloignait de quelques pas. Je lui en avais touché un mot, lui conseillant de laisser Gaspard respirer un peu, pour son bien. Je le sentais profondément anxieux et craintif. Suite à une séance de cinéma avec la classe, sa mère s’était plainte : le film donnait des cauchemars à son fils, elle allait sûrement devoir l’emmener chez un psy… J’avais sauté sur l’occasion pour proposer un rendez-vous avec la psychologue scolaire mais la maman de Gaspard avait ausssitôt refusé. Je m’inquiétais. Gaspard était un enfant frêle et pâle, à l’air affreusement triste. Il manquait souvent la classe. Jamais de certificat médical mais des mots de la mère dans un jargon médical. Je finis par lui conseiller d’aller consulter. Gaspard semblait de constitution particulièrement fragile, mieux valait être prudent et consulter pour rien plutôt que passer à côté de quelque chose. Sa mère opina, l’air soucieux : « Je suis contente que vous m’en parliez. Oui, je m’inquiète beaucoup pour Gaspard, il est très souvent malade, c’est vraiment difficile, vous savez. » Son regard brillait d’une lueur étrange.  J’étais un peu déroutée mais je m'efforçai de n'en laisser rien paraître. « Alors, emmenez-le voir un médecin, cela vaut mieux… Ou peut-être le médecin scolaire… »

Elle me coupa brutalement : « Je préfère voir notre médecin de famille, merci. »

Gaspard était absent depuis plus d’une semaine lorsque le directeur vint me parler : « Chloé, j’ai une terrible nouvelle, le petit Gaspard est décédé des suites des complications d’une maladie infectieuse. »

Les jours qui suivirent, j’évoluai dans un brouillard flou. Les élèves avaient beau ne pas avoir noué de lien avec lui, ils étaient également sous le choc de la mort d’un des leurs. Et j’étais hantée par le regard brillant de la mère lorsqu’elle parlait des maladies de son fils. Mais que faire ? Que dire ? Ajouter une suspicion maladroite à la peine sans fond la pire au monde ? Alors je me tus. Jusqu’à ce que la petite sœur de Gaspard fasse son entrée à l’école : les mêmes grands yeux sombres tristes et cernés, le même teint maladif, la même constitution frêle… Elle n’était pas dans ma classe mais je ressentis un élan de protection envers elle. Je me sentais animée du devoir de la protéger des griffes de l’amour dévorant de sa mère. Je me disais que son instinct protecteur avait dû être découplé suite à la tragédie.

J’ai parlé de mes craintes autour de moi, à mes collègues, au directeur, à la psychologue mais je n’ai récolté que des regards compatissants. Je sais bien ce qu’ils pensaient : elle a vécu la perte d’un élève, elle a dû mal à s’en remettre, elle a monté une théorie tordue pour tenter de surmonter ça. On la plaint mais on ne l’écoute pas vraiment. Je me suis débattue contre des moulins à vent et puis j’ai baissé les bras. Et le jour où j’ai appris la mort de la petite sœur de Gaspard, j’ai eu un coup au cœur mais je n’ai pas vraiment été surprise. La mère a été inculpée pour empoisonnement. Mais il ne restait plus d’enfant à sauver.

Je caresse mon ventre. Je frémis à la pensée que je puisse être capable de faire le moindre mal à ce petit être qui a blotti sa vie en moi. Mais qu’est-ce que j’en sais après tout ?

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Published by Yosha - dans Textes divers
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:20

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"The two faces of January" va à l'encontre de beaucoup de thrillers actuels. On est très vite plongé dans une ambiance et un rythme rétro. Il s'agit d'un thriller psychologique qui joue de l'atmosphère et d'une tension psychologique grâce à un casting et une interprétation impeccables : Kirsten Dunst, Viggo Mortensen et Oscar Issac (sorte de Joackim Phenix sans le côté exaspérant).

L'histoire se déroule dans les années 60 en Grèce puis à Istanbul pour une fin presque digne d'Alfred Hitchcock. On y suit un couple fortuné abordé par un petit escroc mais bien vite les rôles se brouillent, les pistes aussi et le film part dans une direction inattendue.

Le scénario de Hossein Amini (scénariste de Drive) est basé sur un roman de Patricia Highsmith.

 

Je partage entièrement l'avis de Dasola !

 

Bon et sinon j'ai beau me creuser la tête, je ne comprends pas le titre... J'ai peut-être eu un moment d'égarement pendant le film mais pourquoi Janvier ??

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Published by Yosha - dans Ciné
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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 20:59

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J'avais découvert les duos éphémères à l'Auditorium du Louvre avec Eric Truffaz. Le principe : des musiciens composent ou improvisent sur des images oubliées des premiers temps du cinéma.
Cette année c'est Rubin Steiner qui était le programmateur du cycle. Les films qu'il a lui-même accompagnés avec son groupe tournaient tous autour du corps, qu'il soit libéré, entravé, magnifié, malmené, dépassé, déformé...

Le décalage ou l'osmose qui se crée entre les images et la musique est hypnotisant et on se retrouve vite dans un état de transe métaphysique !

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 04:23

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crédit photo : Romaric Cazaux

 

Figés devant le poste de télévision, le dos courbé, nous mastiquons sans échanger un mot, le regard fixe, l’air absent. La fuite de la réalité, de l’autre, un refuge dans du virtuel sans intérêt. Au bout d’un moment c’était devenu plus facile d’appuyer machinalement sur le bouton de la télécommande, ne plus réfléchir, se laisser porter par ces images et dialogues déconnectés.

« Ca te plaît ? »

Il marmonne son approbation. Est-ce qu’il a compris que je parlais du plat de lasagnes que j’ai préparé ou bien pense-t-il que j’évoque l’émission de speed dating que nous nous infligeons ? Mais peut-être qu’il ne pense rien, que le bruit indistinct qu’il a émis cherche juste à me signifier : ne me parle pas, je suis en communion avec la télé, il n’y a pas de place pour toi.

Tout à coup, je n’en peux plus, j’ai envie de hurler, de fracasser le poste de télévision, de lui balancer le plat de lasagnes à la figure. Mais je me contiens, j’émets un vague bâillement en guise d’excuse et je vais me réfugier dans la chambre avec un bouquin. Plus tard, je m’aperçois qu’il s’est endormi sur le canapé devant l’écran encore allumé, la télécommande serrée dans la main. J’éteins la télé et je vais me coucher, seule.

Des voix bruissent autour de moi, indistinctes. Je suis dans le noir, j’essaie d’accoutumer mes yeux à l’obscurité mais je ne parviens à rien distinguer. Je ne peux pas bouger, je suis paralysée. J’essaie de ne pas céder à la panique, je me concentre sur les voix qui s’éclaircissent.

« Encore une… »

« C’est dommage quand même, un vrai gâchis ! »

« Regarde ! C’est la mille quatre-vingt-dix-neuvième… »

« Oui mais il reste peut-être un peu d’espoir… La main gauche bouge encore ! »

« Pour manipuler la télécommande ! »

Les éclats de rire qui suivent me glacent le sang. Je comprends confusément que ces gens me contemplent, rient de moi… En effet, je sens ma main qui tressaille…

Je m’éveille en sursaut, la place près de moi dans le lit est vide. Je me dirige droit vers mon ennemie sans un regard pour lui, je défais les branchements et encore en pyjama je descends notre télévision à la poubelle. Ce sera elle ou moi.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 09:45

 

Laisser déborder les gouttes de pluie,

S'ennivrer de bulles d'air pétillant

Et se projeter dans la lumière,

Les yeux fermés le coeur souriant !

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 18:29

Le titre de cette exposition présentée au Musée de L'Orangerie jusqu'à la fin du mois semblait prometteur mais j'ai été déçue. Les dessins provenant des archives du Musée d'Orsay ont été classés par thèmes qui n'ont le plus souvent qu'un lointain rapport avec le rêve : les nus féminins, la mort et la mélancolie, la solitude et le néant...le travail ??!

Le commissaire de l'exposition Werner Spies a l'air de s'être noyé dans l'abondance de la collection et a d'avoir peiné à faire des choix pour lui donner une cohérence. Pour moi ça a été l'occasion de découvrir l'univers étrange d'Odilon Redon et de revoir avec plaisir certaines oeuvres de l'exposition "L'ange du bizarre"... Mais on a quand même eu vite fait de se retrouver à déguster une glace et profiter du soleil aux Tuileries !

 

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Odilon Redon "Profil sur méandres rouges"

 

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Carlos Schwabe "La mort du fossoyeur"

 

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Lucien Lévy-Dhurmer "Méduse ou vague fatale"

 

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Pierre-Auguste Renoir "Trois baigneuses au bord de l'eau"

 

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William Degouve de Nuncques "Nocturne au parc royal de Bruxelles"

 

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Jozsef Rippl-Ronai "Un parc dans la nuit"

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Published by Yosha - dans Expos
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 13:47

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Il y a quelque chose qui me touche chez Beatrice Alemagna : son trait simple et tendre, son univers proche de la réalité, un peu déglingué mais poétique.

Avec ses cinq malfoutus, elle nous livre un réquisitoire en règle contre la perfection - ou peut-être plutôt un plaidoyer pour l'imperfection... en tout cas, ça fait du bien !

 

"- Peut-être, répondit le Troué, mais je ne me fâche jamais : la colère me passe au travers."

"- Eh, dit le Renversé, moi, je vois les choses que les autres ne voient pas."

"- Ahaa, rit le Raté, moi qui rate tout, quand je réussis quelque chose, c'est la fête !"

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Published by Yosha - dans Albums
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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 04:40

 

Une ritournelle, un parfum, une madeleine

C'est un drôle de sentiment

Un carrousel de souvenirs 

Un écho lointain de rires 

Une spirale acidulée

Aux couleurs du temps passé

 

 

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