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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 06:45

cine-concert.jpg

 

Mon Premier Festival revient pendant les vacances de la Toussaint (d'ailleurs il n'a pas encore intégré les deux jours supplémentaires, il se déroule du 31 octobre au 6 novembre).

J'avais adoré le ciné concert de La petite taupe l'an dernier (accessoirement, mon fils aussi) donc je compte bien renouveler l'expérience et il y a l'embarras du choix...

Pour les plus petits, des séances spéciales sont programmées le matin avec lumière tamisée, volume sonore atténué, tables à langer et chauffe- biberons...

Toujours pour les petits (à partir de 18 mois), je recommande plutôt les fameux ciné-concerts où des musiciens accompagnent en direct la projection. Un moment magique !

Et de nombreuses séances classiques sont précédées ou suivies d'une animation : goûter, magie, concert...

Les places sont chères (au sens figuré, la séance est à 4 euros) donc je vous conseille de réserver.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 06:20

yoga festivalCe week-end, enfin à partir de vendredi, c'est le Yoga Festival au 104.

Je vais enfin pouvoir tester YogaLab et découvrir le 104, cet espace qui m'intrigue...

De nombreux ateliers, notamment des cours gratuits en plein air (à condition que le week-end ne soit pas un remake du précédent), des spectacles, conférences, films et concerts autour de cette discipline.

 

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Published by Yosha - dans Tao
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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:28

"Il observait son corps avec un tendre regret. C'était une chose que son esprit devait traîner derrière lui."

 

Le-jeu-des-ombres.jpg

 

Un très beau titre pour un magnifique roman construit avec subtilité, écrit avec finesse... mais je ne suis pas rentrée dedans. Je suis restée de l'autre côté de la fenêtre embuée par le froid pour reprendre l'atmosphère hivernale omniprésente dans ce livre à la lumière douce où l'on sent la neige et le froid.

J'ai découvert Louise Erdrich avec ce roman et son style est un régal. Précis, léger, poétique...  En revanche, j'ai trouvé les personnages agaçants. Le peintre égocentrique et tyrannique, la femme oisive vaguement soumise et alcoolique, les enfants surdoués (tous les trois !) m'ont intéressée, je les ai observés comme la femme modèle de son mari n'en peut plus d'être regardée, avec curiosité mais sans émotion.

Pourtant, la construction est parfaite, le roman s'organise autour d'une trame brillante : une femme écrit un faux journal intime pour échapper à l'emprise de son mari, pour retrouver son intimité, sa liberté.

La façon dont l'auteure parle de la peinture m'a semblé très juste, que ce soit son sujet mais également son support, une porte parfois, qui subsiste dans le tableau qui s'ouvre et se ferme, ou les couleurs avec lesquels le peintre entretient une véritable relation de ravissement. 

De nombreuses trouvailles parsèment le roman. L'anecdote sur les enfants qui avaient "appelé la mère représentée sur ses toiles, et pleuré quand elle n'avait pas répondu." Le portrait de la mère par son fils qui tient toujours un bâton avec une demi lune au bout - son verre de vin. Nos désirs secrets et la prétention de croire qu'on peut les révéler, d'ailleurs se les avoue-t-on seulement à soi-même ? Et enfin, le jeu des ombres, ce jeu de chat à la nuit tombée où l'on touche les ombres des joueurs.

Une réflexion sur l'amour tinté de vanité, l'histoire sublimée du désamour d'une femme pour son mari qui refuse le divorce.

C'est dans les derniers chapitres où l'immaturité d'Irene se révèle que la vitre qui me séparait de ce personnage s'est enfin brisée. Le moment où elle finit par échapper à l'emprise de son mari, perdue, mais libre.

Beaucoup de passages magnifiques... Mon coeur balance entre la prière fervente à Boule de Neige le cochon d'Inde et la description de l'autoportrait de Bonnard.

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Published by Yosha - dans Bouquins
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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 07:25

 

A part "8 femmes", je ne connais pas grand chose de François Ozon, mais ce film me l'a révélé en tant que conteur brillant... Ca tombe bien, j'adore me laisser embarquer !

Germain (Fabrice Luchini), prof de français, est intrigué par un de ses élèves, Claude (Ernst Umhauer, une révélation), qui lui rend une rédaction sur le week-end qu'il a passé chez un camarade et qui se termine par "à suivre". Germain encourage son élève doué à s'immiscer dans la vie de cette famille et à écrire sur eux.

Tout le film repose sur la manipulation et un voyeurisme élégant. La femme de Germain (Kristin Scott Thomas) qui se passionne également pour les textes de Claude, dit à un moment : "Regarder par le trou de la serrure, il y en a qui aiment ça..." mais finalement, qui n'aime pas ?!

Une leçon de littérature au passage... Germain, écrivain raté et prof aigri (mais lucide) prodigue ses conseils à Claude pour améliorer son récit. "Le secret d'une bonne fin c'est quand on se dit je ne m'attendais pas à ça et en même temps ça ne pouvait pas finir autrement."

En toile de fond, une réflexion sur l'art, qui ne sert à rien mais nous aide à prendre conscience de la beauté du monde, tels ces verts de Claude qui interpellent la mère de son camarade mais la laissent songeuse car elle ne les comprend pas. "Même pieds nus, la pluie n'irait pas danser"...

La musique de Philippe Rombi, omniprésente, se fond à merveille dans le récit et le dernier plan, hommage à "Fenêtre sur cour" est magnifique. Une réussite jubilatoire !

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 16:20

Voici ma première participation à l'atelier d'écriture de Leiloona "Une photo, quelques mots". Le principe : écrire un texte libre à partir d'une photo. 

RomaricCazaux

  crédit photo : Romaric Cazaux

 

Lorsque je rentre du travail, une photo m'attend sur la table basse. J'ai un coup au coeur. Irène... Pourquoi une simple photo me déchire-t-elle le coeur ?

Je contemple son visage radieux tandis qu'elle s'abandonnait dans mes bras le temps d'une danse. Elle était dans l'instant présent, dans la musique, "ça lui rentre dans la peau par le bas par le haut" comme dit si bien Edith Piaf. Et moi, dans tout ça ? Je n'étais pas dans l'instant présent. J'aimais cette fille, les moments que nous passions ensemble, des moments volés. Mais je devais en épouser une autre. Irène le savait mais voulait croire à notre histoire, à cet amour suffisamment fort selon elle pour triompher des conventions. Je me rappelle si bien de la douceur sans nom qui m'avait envahi lors de cette danse.

Le visage rayonnant d'Irène contraste violemment avec le souvenir que j'en ai gardé, son regard d'une tristesse infinie lorsque je trouvai enfin le courage de mettre un terme à notre histoire sans avenir, quelques mois seulement avant mon mariage. Et je l'avais aimée encore plus pour sa réaction digne, sans cris et sans reproches. Et puis j'avais tellement bien caché cette photo et enfoui son souvenir que j'avais fini par l'oublier. Je me demande comment ma femme l'a trouvée et ce qu'elle en a pensé. La laisser en évidence, comme une preuve, veut tout dire... Et ma prétendue fidélité m'apparaît soudain comme un masque.

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 06:55

Qu-avons-nous-fait-de-nos-reves.jpg

 

C'est la question que pose Jennifer Egan dans ce roman (même si le titre original n'a rien à voir) qu'elle compare (en toute simplicité) à la fois à "A la recherche du temps perdu" et à la série "Les Sopranos". Je ne me suis jamais plongée dans le pavé de Proust mais étant une inconditionnelle des Sopranos, j'étais assez curieuse...

Ma curiosité assouvie, voici le bilan !

"Qu'avons-nous fait de nos rêves ?" est construit comme un puzzle autour de personnages reliés par des fils ténus, prétexte à des histoires très différentes, presque des nouvelles, plus ou moins réussies. Même le fil conducteur de la musique ne lie pas tous ces personnages qui s'effleurent, des loseurs attachants comme Scotty à la philosophie vaguement bouddhiste : 'je comprenais ce qui échappait apparemment à presque tout le monde : la différence entre travailler dans une tour en verre de Park Avenue et ramasser les ordures d'un jardin public est infinitésimale, si négligeable qu'elle n'est probablement que le fruit de l'imagination humaine. En fait, il se peut qu'il n'y en ait aucune.'

Leurs histoires s'entremêlent sur plusieurs années, par le biais de flashbacks et de flashforwards.

Un chapitre écrit sous forme d'un power point a achevé de me déconcerter et la fin futuriste, critique de la montée du virtuel dans notre société, est un peu plaquée sur tout le reste.

Un patchwork très bien écrit mais trop décousu à mon sens. Je ne peux toujours pas me prononcer quant à l'influence de Marcel Proust mais en ce qui concerne les Sopranos, vraiment, je ne vois pas...

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 18:52
J'ai assisté dimanche à un concert de Staff Benda Bilili et bien sûr j'ai été séduite par l'énergie et la générosité de ces musiciens mais surtout par le satonge, cet instrument de fortune inventé par Roger, le gamin des rues du documentaire (qui a bien grandi !). Une version live de "Moto Moindo", titre extrait du premier album de Staff Benda Bilili où le satonge est particulièrement mis en valeur :
 

Le satonge vient donc de remplacer mon précédent instrument insolite coup de coeur, le hang, instrument contemporain suisse à la sonorité lancinante, découvert grâce à Mika.

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 13:50

 

Un univers peace un peu barré qui me plaît bien ! Je vous laisse planer quatre petites minutes...

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:13

 

J'ai découvert cette chanson de Pauline Croze avec une reprise d'Imany dont la voix la met vraiment en valeur. Je trouve les paroles magnifiques mais j'ai un peu de mal à en comprendre le sens... Pour moi, il s'agit du travail de deuil de quelqu'un qui a perdu un ami, interprétation pas follement gaie... Mais c'est peut-être juste une rupture amoureuse douloureuse, thème éternellement inspirant !

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 06:03

you-re-so-french.jpg

 

"You're so French !" est le résultat de la rencontre entre une blogueuse mode, Isabelle Thomas et une photographe, Frédérique Veysset (sorte de Garance Doré). Ayant lu une critique dithyrambique sur le blog de Deedee, je l'ai à peine feuilleté avant de l'acheter... Cruelle erreur ! "You're so French !" est un condensé de blog mode qui manque malheureusement de l'auto-dérision qui aurait pu le sauver. Pour citer Balibulle (citant elle-même André Comte-Sponville), "Prendre la mode trop au sérieux, que ce soit pour la louer ou la condamner, ce serait se tromper sur elle." Et c'est bien là où le bât blesse dans "You're so French !", livre atrocement sérieux et par conséquent extrêmement prétentieux. Il y a bien quelques tentatives d'humour : "on calme la paillette et le strass en les associant à des pièces sages (vous ne présentez pas les résultats du Loto le soir du réveillon)."

"Bien sûr, évitez le total look cuir. A moins que vous ne soyez le sosie d'Elvis Presley !" Ha. Ha. Ha.

 

Le but de "You're so French !" est de nous aider à acquérir cette fameuse élégance française, à trouver notre style en évitant les faux-pas. Je suis sympa, je vais vous éviter de faire la même erreur que moi (et débourser 25 euros). Le livre contient deux idées phares, martelées toutes les deux pages :

1° Avoir du style ce n'est pas suivre la mode mais se l'approprier

2° Il FAUT investir dans des pièces intemporelles de qualité (c'est-à-dire chères)

Je n'ai rien contre la première (si ce n'est qu'elle n'a rien de très novateur) mais la seconde me dérange beaucoup plus. Les marques citées dans ce livre sont complètement inabordables pour le commun des mortels dont je fais partie (Jimmy Choo, Louboutin, Burberry, Céline...)

Les filles, réveillez-vous, on n'est pas dans un épisode de "Sex in the City" !

 

A part ça, un autre écueil insupportable de ce bouquin, ce sont les vérités générales assenées à tout bout de champ : le seul modèle de ballerine toléré, "la ballerine très décolletée avec semelle ultrafine", les chaussettes dans des sandales ou mocassins ? "C'est joyeux et stylé" (je croyais qu'il vallait mieux éviter, à moins de s'appeler Michael). Il FAUT (impératif catégorique) acheter ses Tropéziennes chez Rondini. Il FAUT un pull V en cachemire... Bref, bien prise de tête et fatigant ! Ca donne vaguement l'impression que notre vie en dépend... Je me vois déjà devant mon miroir le matin : "J'ai associé un pantalon chino et un sweat... quelle faute de goût impardonnable, mon dieu, que vais-je devenir ?"

Petite digression, j'ai eu beaucoup de mal avec une petite phrase teintée de misogynie (de la part de femmes, c'est le comble...) au sujet du pantalon carotte, qui n'est peut-être pas de votre goût...ni de celui de votre homme ! Qu'est-ce qu'il vient faire ici celui-là ? J'avais cru comprendre qu'on pouvait être sexy sans tomber dans le look talons hauts mini jupe décolleté mais apparemment, il faut quand même prendre en compte les goûts de sa moitié... Oh, je suis méchante, Isabelle et Frédérique oeuvrent probablement pour la paix dans les foyers.

 

Autre bizarrerie, les interviews qui parsèment le livre... J'ignore comment les personnalités ont été choisies, pourquoi Alain Chamfort, pourquoi Bertrand Burgalat ?? (parce que c'est le producteur d'Alain Chamfort ??!) mais en tout cas, toutes ces interviews ont un point commun, elles sont admirablement creuses et répétitives (le leitmotiv de ce livre). Ma phrase préférée : "Après avoir croisé Vanessa Paradis, une Américaine m'a dit : "Comment cette fille sale peut-elle être une star ?" (Alexandra Senes, insaisissable ; une longueur d'avance. Reine du décloisonnement dans la presse ou ailleurs). Si vous avez compris ce que fait Alexandra Senes, n'hésitez-pas à laisser un commentaire !

J'ai bien aimé aussi celle de Marion Lalanne et Pierre-Alexis Hermet, les créateurs d'IRM Design (marque que j'avais découvert avec ce collier "corde d'escalade" - no comment) : "Comme Diane Krüger, à la fois chic et naturelle, qui prouve que les étrangères représentent parfois mieux la Française que les Françaises elles-mêmes."

 

Dans la même veine, la "fameuse" Yaya et son chèche, dont j'ignorais totalement l'existence et qui ressemble pour moi à une baba cool des années 70, est mentionnée à plusieurs reprises pour une raison obscure... Allez, je suis sympa, je mets le lien, si vous voulez un beau chèche à même pas 200 euros, ça vaut le coup ;-)

 

Le livre s'achève par un "petit tour de nos bonnes adresses à Paris" où trois adresses se battent en duel...

 

Bref, une grosse déception... Un livre élitiste et insipide, aussi pesant qu'une paire de Creepers, l'originalité en moins.

Je vais essayer de finir sur une note positive... J'ai quand même appris qu'avec l'état des ongles des mains, ce sont les chaussures que regardent les DRH lors des entretiens d'embauche. Moi qui avait la naïveté de croire qu'un entretien d'embauche visait à estimer si la personne postulant avait bien le profil pour l'emploi... Pas du tout ! A-t-elle une jolie manucure et des chaussures de bonne qualité ? Telle est la vraie question.

Et puis, restons positifs, vu la mauvaise qualité du papier, il est probablement recyclé (espérons).

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