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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 15:30

afficheloulou

 

"Loulou" est une adaptation théâtrale de l'album de Grégoire Solotareff pour les enfants dès quatre ans (mais je dirais que c'est bon à partir de trois ans !). Les marionnettes, ombres chinoises et musique (flûte traversière et contrebasse) se mêlent  pour raconter l'amitié entre Tom le lapin et Loulou le loup. Le spectacle est fidèle à l'album qui contient une réflexion sur l'amitié, les différences, les préjugés et la nature profonde de chacun. Les trois interprètes sont excellents. Un spectacle d'une grande qualité !

 

spectacle-loulou.jpg

 

ombres-chinoises.jpg

 

C'est à La Manufacture des Abbesses jusqu'au 6 janvier (reprise en avril) par la troupe Les Muettes Bavardes dont je vais surveiller l'actualité !

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 06:50

thin-man.jpg

crédit photo : Kot

 

Nous quittons enfin l'appartement de ma belle-mère, lestés de saumon, fois gras, dinde aux marrons et bûche au chocolat et encombrés de cadeaux, certains encore non ouverts... L'estomac et les bras chargés, nous tanguons en direction du métro manoeuvrant tant bien que mal la poussette où Noa, à bout d'excitation, a fini par sombrer. Nous marchons vite, dans un silence fatigué. Le bip strident de mon portable me fait sursauter. Je le consulte machinalement. L'esprit un peu embrumé par la fatigue et l'alcool, je dois le relire plusieurs fois... Baptiste ! Qui m'écrit pour me souhaiter un Joyeux Noël... Fred ne semble pas remarquer mon trouble. Je réponds à Baptiste le coeur battant, lui souhaitant également un Joyeux Noël et ajoutant, après réflexion, que cela me ferait plaisir de le revoir. Je mets ça sur le compte de la nuit de Noël, après tout, on se sent plein de bienveillance envers tout le monde, non ?!

Une partie de moi est auprès de Fred et Noa, je commente les menus événements de la soirée, les disputes habituelles de famille, les cadeaux décevants, tandis qu'une autre partie analyse le texto de Baptiste, pèse et soupèse les implications, se demande même s'il est bien réel...

 

Baptiste, mon premier et unique amour passionné. J'étais tellement sûre que c'était l'homme de ma vie, j'aimais tout en lui, sa générosité, son sourire qui creusait son visage de petites rides et surtout son allure souple et nonchalante, féline, de danseur. Et il m'aimait de la même façon, entière et passionnée. Mais, il y avait un "mais" malheureusement. Baptiste était marié et n'arrivait pas à quitter sa femme, la peur de la faire souffrir, le baratin habituel... J'en avais bien bavé ! Jusqu'à ce qu'ils aient un enfant... Je comprenais enfin les discours réprobateurs de mes amis qui estimaient que Baptiste jouait sur les deux tableaux, profitait de la situation, de moi, tandis que j'étais dans l'attente et que je passais à côté de ma vie. Je m'étais retirée du jeu. J'avais dû me faire violence, l'impression d'arracher une partie de moi-même. Mais j'avais tenu bon et nous ne nous étions jamais revus ni même contactés. Jusqu'à ce soir de Noël... Pourquoi me recontacter maintenant, après toutes ces années ? J'attends sa réponse à mon message avec une curiosité grandissante.

 

La réponse tarde, me laissant l'impression d'avoir vécu un songe. Je sirote un café pendant que Noa fait sa sieste, je savoure le calme retrouvé d'autant plus précieux qu'il est rare. Mon portable est en mode silencieux mais j'avise l'écran qui s'allume : "Bonjour Garance, oui, ça me ferait plaisir de te revoir. Nous pouvons nous rencontrer demain à 19h au café Martini ? Je t'embrasse. Baptiste" Les rouages de mon cerveau s'emballent,  j'ai mon cours de pilates demain à cette heure-ci, je peux me libérer sans problème et surtout sans que Fred ne se doute de rien. Pourquoi remuer ce passé ? J'essaie d'être totalement honnête avec moi-même, à défaut de l'être avec mon mari... J'aime Fred bien qu'il soit l'exact opposé de Baptiste... parce qu'il est l'exact opposé de Baptiste : rassurant, solide, terre à terre... Mais j'ai besoin de m'évader de cette vie routinière et Baptiste représente un interdit attirant.

 

Je me prépare pour me mettre en valeur sans trop m'apprêter... tout un art ! Et je fais en sorte d'arriver légèrement en retard. Pas si facile, je suis ponctuelle malgré moi... Lorsque j'arrive devant le café, je l'aperçois immédiatement, figé dans une de ses poses élégantes. Il fume une cigarette appuyé contre un poteau. J'ai un coup au coeur en remarquant son visage décharné. Baptiste a toujours été mince mais sa maigreur est devenue maladive, elle me fait mal. Il semble presque irréel, immatériel. Un fantôme du passé.

Plongé dans ses pensées, il ne me voit pas. Je lui jette un dernier regard et je tourne les talons, c'est comme si mon corps avait décidé pour moi. De laisser ce fantôme en paix.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 18:16

2 yeux-copie-1

 

"2 yeux ?" de Lucie Félix (édition Les Grandes Personnes) est une petite merveille d'album conçu à partir de formes géométriques et de découpages qui lui confèrent un aspect magique. Des illustrations et un texte épurés et poétiques.

"J'ai dessiné huit formes bleues, j'ai percé la feuille de papier. Et la pluie s'est mise à tomber."

Au fil des pages, les formes se métamorphosent révélant parfois des surprises...

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 07:54

 

"Sugar Man" est un documentaire réalisé par Malik Bendjelloul sur le musicien Sixto Rodriguez. J'avais découvert l'album "Cold Fact" il y a trois ans sans rien savoir de son auteur compositeur interprète et pourtant son histoire est peu banale !

Découvert dans sa ville native de Detroit, Rodriguez enregistre deux albums qui connaissent le même triste sort aux Etats-Unis malgré l'enthousiasme de ses producteurs et il retourne dans l'ombre. Mais son premier album connaît un succès foudroyant en Afrique du Sud où il devient un symbole de liberté alors que sévit l'apartheid. Un mythe se construit alors autour de cet artiste dont on ignore tout. On le croit mort, des légendes circulent... il se serait entre autres auto-immolé par le feu sur scène !

Le documentaire suit l'enquête de deux fans sud-africains qui cherchent à retrouver la trace de Sixto Rodriguez... Surprise inespérée lorsqu'il s'avère qu'il est vivant ! S'ensuivent les plus beaux moments du film : la rencontre avec cet homme qui a mené une vie dure, a été privé de son succès et semble pourtant serein et sans rancoeur et surtout sa rencontre avec son public au Cap en 1998 lors d'un concert mémorable. Rodriguez est ovationné pendant dix minutes suite à son entrée sur scène sur les premières notes de "I wonder", ovation bien compréhensible, il incarne la résurrection d'une véritable légende !

Les voix de ses filles, collègues ouvriers ou producteurs renvoient toutes le même écho d'admiration pour cet homme d'exception qualifié de "poète des quartiers pauvres", de "sage" ou encore de "prophète". Et c'est vrai que lorsque sa voix puissante et vibrante s'élève, il est tout cela. Un homme d'une grande richesse intérieure : artiste, ouvrier, philosophe, impliqué socialement et politiquement afin d'aider les plus démunis... Quelqu'un qui sait insuffler un peu de magie dans cette réalité si dure. Tout en restant simple et humble.

 

Un extrait du second album "Coming From Reality"... "reality"... un mot-clé concernant cet artiste incroyable qui a gardé les pieds bien sur terre mais donné un peu de rêve et d'espoir de liberté à tant de gens sans le savoir.

 


En concert à La Cigale le 5 juin 2013 !
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Published by Yosha - dans Ciné
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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 17:12

 

Le Père Noël a été bien inspiré en m'apportant le CD Rava On The Dance Floor. Il s'agit d'un album de reprises de Michael Jackson version jazz enregistré en live par le trompettiste italien Enrico Rava. Un peu sceptique, j'ai été conquise d'emblée avec "Speechless". Les mélodies sont particulièrement bien mises en valeur avec ces arrangements jazzy et comme le disait Michael, ce qui compte, c'est la mélodie !

On navigue parfois du côté de compositeurs de musiques de films comme Nino Rota ou John Kander avec une utilisation mélancolique des cuivres. En outre, le choix des morceaux, pas nécessairement les plus connus, m'a semblé judicieux.

Un hommage parfaitement réussi...

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 16:40

J'ai découvert le village de Noël de Levallois l'an dernier grâce à une amie levalloisienne auprès de laquelle je me désolais de la disparition de la magie des vitrines de Noël des Grands Magasins...

Cette année, le village de Noël m'a semblé un peu vide par rapport à l'an passé, du point de vue des décors et surtout du fait de l'absence de la patinoire. Mais cela reste une sortie très agréable, à destination des 2-6 ans je dirais. Piste de kart dès trois ans, petit train pour les plus petits, manège traditionnel, promenade en poney... La nouveauté cette année réside dans les deux chalets, la maison du Père Noël et son atelier, que l'on peut visiter et qui proposent des activités manuelles. Le thème choisi pour la décoration extérieure étant Casse-Noisette, je ne peux qu'aprouver !

 

Petite info pratique : ça se passe sur la place de l'hôtel de ville (métro Anatole France) et c'est jusqu'au 30 décembre.

 

roi-des-rats.JPG

 Le roi des rats

 

petit-train.JPG Le petit train

 

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Karting pour les petits

 

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La salle à manger des lutins... 

 

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... et leur chambre !

 

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 Joyeux Noël !!!

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 06:46

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Crédit photo : Romaric Cazaux

 

"Rémi !"

Je me réveille en sursaut et je vois ma compagne qui me regarde d'un air complètement terrorisé... du coup, ce réveil en sursaut n'arrangeant rien, je bondis du lit. "Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?"

Anna continue de me fixer, les yeux écarquillés, comme si j'étais un film d'horreur à moi tout seul.

"Anna, parle-moi, tu me fais vraiment peur là !"

 

Quand je repense à cette nuit-là, à ce moment où tout a basculé, je sais qu'en fait, LE vrai moment avait eu lieu des mois plus tôt...

Nous nous rendions au théâtre de notre ville pour assister à un concert de musique de films, Gershwin et cie, une initiative d'Anna. Alors que nous montions les marches, Anna a poussé un cri : "Rémi, regarde !" Et comme tous les gens agglutinés sur la place du théâtre, j'ai levé la tête pour voir... Oui, je sais, il y a eu un article dans le journal à l'époque, on a parlé d'hallucination collective... mais je sais ce que j'ai vu ! Une sorte d'engin lumineux de forme conique suspendu au-dessus de nos têtes... Quand j'y repense, ce que je trouve le plus étrange c'est l'absence de peur, j'éprouvais de la fascination, un engouement presque pour cette lumière irréelle. Nous étions tous hypnotisés, comme en transe. Lorsque l'engin a disparu, aussi brutalement qu'il était apparu, la place figée dans le silence s'est mise aussitôt à bourdonner d'excitation. Nous étions tous convaincus d'avoir été les témoins privilégiés d'une apparition extraterrestre. Les spéculations allaient bon train sur ce que cela signifiait... Expédition empreinte d'une curiosité bienveillante ou bien repérage en vue d'une invasion prochaine ? En tout cas, nous n'avons pas écouté Gershwin ! Et puis nos vies ont repris comme avant, même s'il y avait comme une attente... Les jours, les semaines, les mois passaient, rien ne se produisait et notre vision devenait floue et lointaine, un peu comme un rêve. Jusqu'à cette nuit-là...

 

Devant la terreur muette d'Anna, j'allume la lumière. Elle a un sanglot étouffé. Je sens l'exaspération monter en moi mais Anna s'est assise et semble lutter pour garder la maîtrise d'elle-même. "Rémi, ton visage..." murmure-t-elle.

Je me précipite vers le miroir pour aller voir par moi-même ce qui la trouble à ce point. Etrangement, plus que de la peur, je ressens une excitation fébrile. Mais quand je me vois dans le miroir, je manque de défaillir. Je n'arrive pas à me regarder. "Me" regarder ? Ce visage monstrueux n'est pas le mien. Ce n'est pas moi ! Je sens un cri animal monter en moi. Mes yeux ne sont pas au même niveau, l'un d'eux est à moitié fermé, d'énormes cicatrices me balâfrent le visage et en guise de nez, je n'ai plus que deux trous. L'ensemble est indicible et effrayant. Un cauchemar dont je ne peux pas me réveiller. Tout à coup, mon esprit fait le lien avec l'apparition à laquelle nous avons assisté et soudain, tout me semble clair, limpide. Je me sens presque rassénéré. 

Bien évidemment, je ne parviens pas à me rendormir, Anna pleure doucement à côté de moi. Lorsque je l'enlace, elle a un mouvement de recul contre lequel elle lutte mais je le sens et il m'arrache le coeur. Je réalise que j'ai pris son amour pour acquis quelles que soient les épreuves que nous ayons à traverser : maladie, problèmes d'argent, tragédies diverses... Je n'ai jamais vraiment envisagé de me retrouver complètement défiguré suite à une rencontre avec des extraterrestres mais je constate avec une infinie tristesse qu'il se pourrait que cela suffise à l'éloigner de moi. Ce que je comprends... Moi-même je ne me reconnais pas et j'arrive à peine à me regarder sans nausée. Lors de cette nuit d'horreur, je prends la décision de laisser Anna libre. Je l'aime et je ne peux pas lui infliger ça, ce visage impossible à regarder sans frémir, jour après jour.

 

J'ai dû m'endormir car lorsque j'ouvre les yeux, la tête d'Anna repose sur ma poitrine. Je sens son souffle léger, ses cheveux fins me chatouillent un peu. Brusquement, tout me revient et j'ai un coup au coeur. Je tâte mon visage à la hâte... La peau est lisse, les yeux alignés, le nez est un nez...

 

Anna ne se rappelle de rien de spécial cette nuit-là. Elle affirme avoir dormi "comme une souche". Mais ce qui m'inquiète le plus c'est que lorsque je lui parle de ma peur que ce soit en rapport avec le soir du concert, elle me regarde comme si j'avais complètement perdu la tête. "Tu as toujours eu une imagination débordante mais là quand même, tu vas un peu loin..." Ne manque plus que le "Mon pauvre Rémi..." Mais je sais ce que j'ai vu. Et je sais que ce n'était pas un cauchemar. D'ailleurs, les événements de la nuit me paraissent beaucoup plus réels que ma vie actuelle. J'ai fini par quitter Anna, pour la préserver de ce masque hideux qui peut revenir à tout instant. Et elle a eu l'air soulagé, preuve que je n'ai pas tout inventé. Et maintenant ? J'attends. J'attends un signe...

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 21:37

Anna-Karenine-Joe-Wright.jpg

 

Petit avertissement : j'en dévoile beaucoup sur l'intrigue dans ce qui va suivre partant du principe que tout le monde connaît l'histoire d'Anna Karenine.

 

Joe Wright a fait preuve d'une originalité très réussie dans la mise en scène de cette adaptation du roman de Tolstoï. Le drame qui se joue est en effet présenté sur de multiples scènes de théâtre qui semblent parfois s'ouvrir sur l'extérieur avant de redevenir simple décor. Lorsque les personnages assistent à un spectacle, ils finissent par se retrouver eux-mêmes sur scène ! Une exception, toutefois, l'univers pastoral où vit Constantin Levin, symbole du monde réel. J'ai particulièrement aimé l'effet produit, cela colle parfaitement à l'histoire où Anna se retrouve en proie à tous les regards et commérages et, de façon plus générale, la vie est bien un grand théâtre où nous jouons tant bien que mal le rôle qu'on nous a assigné.

 

On frôle parfois la comédie musicale. La musique omniprésente nous emporte comme ces personnages qui glissent et tournoient pour se mouvoir... Tourbillon de la passion dévorante dans laquelle est entraînée Anna. Les scènes sont de véritables tableaux animés, celle du bal toute en opposition entre la pureté de Kitty toute de blanc vêtue et le côté obscur d'Anna, sorte de cygne noir, est à ce titre exemplaire. Les sentiments des personnages se révèlent par les gestes, les regards, l'immobilité artificielle soudaine de ceux qui les entourent. Il est intéressant d'ailleurs de noter la participation du chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui.

 

Mes souvenirs de l'oeuvre de Tolstoï sont lointains mais le film m'a fait réfléchir sur le choix d'Anna... ou  son absence de choix. Emportée et dépassée par sa passion, elle ne peut pas répondre à la question récurrente de son mari qui lui demande ce qu'elle veut. Petite digression, Jude Law est méconnaissable, anti sexy au possible, comme quoi une barbiche, des lunettes et une calvitie naissance, ça vous change un homme ! Il est juste parfait en mari rationnel agaçant voire exaspérant dans sa retenue constante... Ah, ce craquage de phalanges ! Tout un symbole... Bref, Anna est perdue, elle ne sait pas ce qu'elle veut. Son amour n'est pas suffisant, elle aimerait bien garder son fils (mais même si elle est prête à mourir pour lui, elle n'est pas prête pour autant à renoncer à son amour...) et surtout sa place dans la société. Le fond, c'est toujours la passion amoureuse, ses conséquences, son avenir compliqué et incertain... La raison face aux sentiments. La raison... c'est la question posée par le frère de Constantin : a-t-il épousé Kitty par raison ? Elle semble lui ouvrir de nouveaux horizons mais la réponse reste en suspens.

 

Une scène m'a marquée, celle qui fait suite au suicide d'Anna où l'on passe d'une noirceur totale à un champ de blé lumineux. Cette scène fait écho pour moi à celle de "Germinal" où le champ de blé représentait le milieu privilégié des nobles qui mangent de la brioche au petit-déjeuner par opposition au monde gris des mineurs. Chez Joe Wright, rien de tel, le monde lumineux est celui de la simplicité, du travail manuel... De la raison ? Pas forcément... Pour moi, l'illumination de Constantin c'est que tout n'est pas rationnel. Il a choisi Kitty sans vraiment la connaître et sa générosité et sa grandeur d'âme sont une magnifique surprise pour lui. Alicia Vikander est lumineuse à souhait dans ce rôle. Ces deux-là illustrent à la perfection l'amour entier, simple et non torturé... mettant d'autant plus cruellement en relief les dérives de celui d'Anna et Vronski. Vronski... Personnage fadasse et immature qui essaie de ne pas trop mécontenter sa maman. La façon dont il est interprété par Aaron Taylor-Johnson a été pas mal critiquée, notamment par Pierre Murat (pas un grand fan de ce film, assurément) : "La principale victime de son jeu de massacre, c'est Vronski, l'amant ­d'Anna, métamorphosé en blondinet bouclé, gandin aux allures de pantin qui, en toute logique, devrait provoquer non la passion de l'héroïne mais son rire et sa fuite." Mais Anna peut bien s'éprendre de ce personnage sans grand intérêt. Là n'est pas vraiment la question. La passion demeure une illusion assez inexplicable !

 

Keira Knightley réussit le tour de force de me faire oublier qu'au cinéma, pour moi, Anna Karenine a toujours eu les traits de Vivien Leigh. Finalement, les raisons qui poussent Anna à cette fin violente sont multiples et celle qui est particulièrement mise en avant dans le film est la jalousie. Anna réalise que contrairement à elle, son amant conserve sa place dans le beau monde et son esprit s'emballe vite lorsqu'elle se trouve séparée de lui, d'autant que la mère de ce dernier oeuvre comme entremetteuse pour restaurer la respectabilité de son fils. J'aime la modernité qui se dégage de ce film malgré son aspect daté. Le divorce n'a plus rien à voir aujourd'hui mais le choix d'une passion illégitime crée toujours des ravages, au détriment même parfois de la santé mentale de celui qui l'a pourtant "choisie".

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Published by Yosha - dans Ciné
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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 16:38

Casse-Noisette

 

Deux versions de Casse-Noisette très bien pensées qui mêlent le conte et la musique du ballet de Tchaïkovsky.

 

Le premier, de la collection "Des histoires en musique" raconté par Elodie Fondacci peut s'écouter dès 4-5 ans. La narration et la musique y sont mêlées de façon réfléchie et subtile. Le moment où Casse-Noisette est blessé est particulièrement mis en valeur par la musique émouvante. Seul point faible, les illustrations, qui sont parfois en décalage avec la narration.

 

Le second, des Editions Usborne, peut être lu dès deux ans (voire avant). Il s'agit d'un livre sonore. L'histoire du conte y est très simplifiée et l'enfant peut y associer quelques airs connus du ballet grâce aux boutons sur le côté.

 

Pour l'histoire, par ici !

 

Et pour la petite histoire, le ballet Casse-Noisette a vu le jour pour la première fois en décembre 1892. Il a donc... 120 ans ! Et toujours la même magie...

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 17:42

les-parisiens.jpg

 

Après le succès de la vidéo Ce que disent les Parisiens, My Little Paris sort le livre "Les Parisiens", écrit par Amandine Péchiodat et illustré par Kanado Kuno (qui traite en fait surtout des Parisiennes).

 

Un livre léger sur le fond et dans le trait, qui croque et s'adresse à une certaine catégorie de Parisiens... Les dessins sont dans la lignée de ceux de Margaux Motin, Penelope Bagieu, Astrid M... mais - ce doit être la magie de Paris - j'ai aussi pensé à Sempé !

J'aime bien l'incipit "On ne naît pas Parisien, on le devient." et l'humour plein de tendresse pour ces névrosés de Parisiens pas si méchants dans le fond...

Mes coups de coeur : "L'immeuble idéal" très bien pensé avec notamment un retraité fou de plomberie et "Dans le métro il y a toujours..." Oui, il y a toujours celui qui crie : "Lais-ser sor-tir les gens !"

Un livre un peu creux et vain mais plutôt bien vu et attachant... comme un Parisien ?!

Seul bémol : les photos aux mises en scène lourdingues qui entachent la beauté de Paris.

 

Un petit aperçu :

 

Paris-est-tout-petit.JPG

Mon illustration préférée ! Oui, je sais, c'est très cliché mais elle est belle quand même... Un petit côté "La nuit étoilée" de Van Gogh ! 

 

 coeur-brise.JPG

Suite logique...

 

apres-un-rencart.JPG

"6 juin 2012 22 :20

Salut, merci pour cette très belle soirée !

 

6 juin 2012 23 : 40

Salut, tu n'as peut-être pas reçu mon texto précédent, je disais : merci pour cette très belle soirée."

 

Du Dorothy Parker moderne ! Je vous conseille vivement la nouvelle "Le coup de téléphone" (parue dans le recueil "La vie à deux"). Comme quoi les moyens de communication changent mais pas le coeur des hommes...

 

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