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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 06:36

Wife22UKcover-copie-1Un peu de chick lit dans la lignée d'Emily Giffin. J'ai bien aimé la réflexion de Melanie Gideon sur l'évolution de l'amour au fil du temps et sur notre société où l'on se réfugie de plus en plus dans le virtuel. Par peur du réel ? Une réalité à laquelle on n'ose pas se confronter...

Alice Buckle, une femme dans sa quarantaine, s'interroge sur son mariage. On lui propose alors un sondage sur Internet. Elle accepte de jouer le jeu et se confie de plus en plus intimement à son enquêteur....

La structure narrative est assez inventive, alternant les réponses au sondage (les questions ne sont présentées qu'à la fin), les "posts" sur Facebook d'Alice et de son entourage - ou comment chacun met en scène sa vie - et une narration plus traditionnelle.

Même si le retournement de situation final n'est pas très surprenant et qu'on reste dans un registre assez convenu, la mièvrerie est évitée grâce à une bonne dose de cynisme.

"I think about the way Jude looked at Zoe. With such longing. With such desire. The same exact way my husband is looking at a pile of limped onions."

Traduit en Français sous le titre "La Vie Romantique d'Alice B." beaucoup moins adapté à mon sens !

 

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Published by Yosha - dans Bouquins
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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 07:45

bar-copie-2.jpg

Crédit photo : Kot

 

Je parcours la tablée du regard... On a changé, forcément. Même si, dans le fond, on est aussi un peu restés les mêmes. Dans notre bande de mecs, l'intrus est celle qu'on écoute le plus, Alexandra, une grande gueule bourrée de charme. Avocate charismatique à la Ally Mc Beal, celui qui parviendra à la dompter ne s'est pas encore présenté... A côté d'elle, Hervé est subjugué, comme autrefois. Sa calvitie naissante lui donne l'air plus âgé, mais cela va bien à son nouveau statut de père de famille responsable. Le plus fêtard au temps de la fac s'est bien rangé... En face de moi, Julien, toujours aussi lisse, il a suivi son parcours sans faille, réussi brillamment ses études de droit, choisi de travailler dans le droit de l'immobilier, "un des plus rentables". Il est fiancé à une jeune femme de bonne famille, pas de mariage en vue mais c'est programmé. A côté de moi, le plus rebelle, Xavier. Déjà à l'université il nous bassinait avec ses idées artistiques ou humanitaires, inventait chaque jour un nouveau projet professionnel plus improbable et insolite : art thérapeute, professeur pour les enfants aveugles, moine bouddhiste... Je lui demandais alors ce qu'il fabriquait en fac de droit, persuadé qu'il finirait par rentrer dans le droit chemin, comme nous tous. Mais Xavier s'est montré surprenant jusqu'au bout... Après une maîtrise en droit des affaires (pas le droit le plus humanitaire qui soit...) il a tout lâché et il est parti enseigner au Togo comme bénévole. A son retour, il a enchaîné les projets humanitaires. Il voyage beaucoup, se pose rarement, sa vie sentimentale semble être le désert le plus total mais il a l'air apaisé et heureux.

Et moi, dans tout ça ? Ce n'est pas si facile de parler de soi... J'ai suivi ma voie, ou plutôt celle de mon père. Je travaille pour lui dans son cabinet. C'est assez confortable. J'ai eu une relation importante avec une fille qui s'est très mal terminée. Je préfère ne pas entrer dans les détails. Bien sûr, j'ai un nouvel entourage mais j'aime retrouver mon ancienne bande. Même si on s'est éloignés, on reste soudés par les souvenirs du passé. Ce sont un peu des racines. Le brouhaha des conversations m'enveloppe, je n'y prête pas vraiment attention, perdu dans la contemplation des signes du temps sur ces visages aimés. Je m'attarde sur celui d'Alexandra, ses yeux pétillants, son grand sourire, ses boucles blondes, elle dégage une énergie presque fatigante ! Mais pourquoi pas, après tout ?

 

Je laisse passer quelques jours avant de lui proposer d'aller boire un verre. On ne s'est jamais vus seuls, le message est clair à mon sens. Lorsqu'elle accepte, je ressens un frisson d'excitation.

Nous nous retrouvons à notre bar habituel. Je suis déçu par sa tenue - jean baskets - mais je me dis qu'elle n'a pas voulu sembler trop apprêtée.

La conversation est un peu pesante, beaucoup d'hésitations, de blancs... Je suis assez attiré par Alexandra, un sentiment d'interdit. Lorsque je l'interroge sur sa vie sentimentale, elle me jette un regard bizarre :

" Tu comprendras que je préfère ne pas en parler...

- Bah, non, pas du tout, pourquoi ? C'est le désert à ce point-là ?"

Je regrette aussitôt mes paroles plutôt blessantes. Mais Alex n'a pas l'air vexée, juste mal à l'aise.

- Allez, Alex, on est entre nous, tu peux tout me dire..."

Encore une fois, pas très fin. Dans une optique de séduction, mieux vaut éviter de tout se dire.

Je la sens qui hésite, débat intérieurement. Je lui souris, engageant.

"- Bon, je pensais que tu étais au courant. Ca fait plusieurs mois qu'on se voit avec Hervé...

- Que vous vous voyez ?"

L'énormité de sa révélation m'apparaît progressivement... Hervé, le "bon père de famille" ! Je me sens étrangement trahi. Doublement trahi.

Alexandra remue nerveusement son verre, tente d'en boire une gorgée alors qu'il est vide, évite mon regard qui s'est durci.

"Je pensais vraiment que tu savais Pierre... Ca nous est tombé dessus comme ça. Ne nous juge pas s'il te plaît...

- Vous juger ? Pourquoi je vous jugerais ? Parce que vous avez une liaison qui va forcément mal finir en faisant beaucoup de mal à des personnes qui n'y sont pour rien ?"

Alexandra se redresse.

"Tu ne peux pas comprendre... On s'aime, on n'y est pour rien ! Je suis désolée que ça se soit mal fini avec Chloé mais il me semble qu'elle a refait sa vie avec celui pour lequel elle t'a quitté, non ?

- Laisse Chloé en dehors de ça !"

Je sens des regards qui se tournent vers nous. J'ai crié. Je laisse un billet sur la table et quitte le bar aussi dignement que possible. Finalement, nous avons tous beaucoup changé et nous n'avons plus rien à faire ensemble. Je me sens misérable, en deuil d'amitiés perdues.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

 

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 17:02
Une idée que je traîne depuis quelque temps : écrire un texte à partir d'une musique. Je me lance avec ce titre bien planant de NU "Man O To" et avec un poème alors que je n'en écris jamais... Soyez indulgents !
 
Se perdre dans les formes
Des volutes de fumée
Se laisser dériver, ne plus penser
A ce qui fait mal
S'obstiner à rêver, suivre sa route embrumée
Ignorer le réveil brutal
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 18:48

Je trouve souvent des ressemblances entre les gens que je suis seule à voir et je crois que c'est pareil pour la musique... Mais "Cigars of the Pharoah" du Shogun Orchestra m'a très fortement rappelé "Bemen Sebeb Letlash" de Mahmoud Ahmed... Oui, bon ok c'est moi ! Mais il y a quand même un vague air de famille non ? Allez... des cousins éloignés !

 

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Published by Yosha - dans Zik
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 07:44

lunettes.jpg

Crédit photo : Kot

 

Coupe de cheveux ? Parfaite... Caban ? Ajusté comme il faut... Moustache ? Taillée à la perfection... Il ne me manquait que LA paire de lunettes. J'en ai couru des magasins d'optique... Je sentais peser sur moi le regard désespéré des vendeurs. Mais je savais exactement ce que je cherchais et j'ai bien fait d'attendre car je l'ai trouvée !!! C'était elle, une évidence ! Je suis sorti de la boutique d'un pas assuré. J'observais les passants, certains totalement dénués de style... ce sac à dos, franchement...  et ce pantalon, quelle coupe ridicule ! J'imaginais leur envie devant mon syle impeccable... jusqu'à...

Cet homme ! Habillé n'importe comment, enfin, sans grande recherche. Et pourtant il dégage une assurance qui me fait défaut. Il n'a même pas l'air conscient de lui-même, c'est étrange, un peu comme s'il se moquait de l'image qu'il renvoit... Comment est-ce possible ?! Je me sens tout apprêté, mal à l'aise dans mes vêtements ajustés et mon style travaillé. Déguisé. Où est le vrai moi dans tout ça ? Qui suis-je ?

 

C'est bizarre, les rencontres, ça peut tout changer. Cet homme n'en aura jamais rien su mais il est à l'origine de mes études de philosophie. Je suis devenu prof. Cette matière et ses interrogations me passionnent toujours autant. Et si j'ai gardé un certain goût pour la recherche vestimentaire, je ne cesse de me poser des questions sur ce qu'elle représente ! 

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:58

les-revenants-copie-1.jpg

 

"Les Revenants" est assurément une série mystérieuse...

Pour une première saison qui ne compte que huit épisodes, les scénaristes n'ont pas lésiné sur l'action : invasion de zombies (certes d'apparence aussi humaine que vous et moi), tueur en série cannibale, animaux morts noyés dans un lac dont le niveau ne cesse de baisser, médium qui entre en contact avec les morts de façon très personnelle... et pourtant... tout est plat, lent, ennuyeux. Les dialogues sont souvent risibles et les personnages complètement stéréotypés.

Deux scènes m'ont particulièrement atterrée : un échange entre le prêtre et le gendarme qui se dit "gendarme, pas intello" sur la grande question de la résurrection et une séance de spiritisme où un père communique avec sa fille décédée en couchant avec la médium...

Pourquoi m'être infligée les huit épisodes alors ? Par curiosité surtout (je l'ai acheté quand même ce coffret !) mais surtout car en dépit de tous ses défauts cette série parvient par moments à être prenante. Un autre mystère... qui tient peut-être à la participation d'Emmanuel Carrère dans cette galère. L'ambiance désolée de ce village perdu au milieu des montagnes où la seule distraction semble être le Lake Pub (ce qui est pratique d'ailleurs, quand on cherche quelqu'un, on va au Lake Pub...) est plutôt réussie. On sent bien l'influence Twin Peaks mais n'est pas David Lynch qui veut.

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Published by Yosha - dans Séries
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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 14:07

"Yesterday upon the stair

I met a man who wasn't there.

He wasn't there again today

I wish this man would go away."

 

William Hughes Mearns - Antigonish

 

escalier.jpg

 

Pour moi, l'équivalent de William Hughes Mearns en peinture, c'est René Magritte pour le côté absurde et onirique... mais finalement j'ai opté pour un escalier en me disant qu'on y voyait bien l'homme qui n'était pas là !

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Published by Yosha - dans Textes divers
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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 13:36

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Le Musée de la Magie (et des automates) présente une collection d'objets de magie, de grandes illusions, d'illusions d'optique, d'automates...

La visite comprend un petit spectacle de magie.

Une sortie sympathique, à réserver quand même à des enfants à partir de quatre-cinq ans. Les automates et la mise en scène peuvent avoir un côté effrayant pour les plus petits... même s'ils adorent les actionner à l'aide des boutons !

Petit détail pratique mais qui a son importance, la carte bleue n'était pas acceptée et je conseillerais d'éviter les périodes de vacances scolaires du fait de la présence des groupes qui surchargent tout de suite un musée qui n'est pas bien grand !

Le petit plus, la boutique propose des objets de magie assez sophistiqués à des prix raisonnables. Le tour du jeton qui disparaît m'a ainsi été présenté à d'innombrables reprises par mon apprenti magicien !

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 12:35

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"Rêverie" de Charles Amable Lenoir

 

L'exposition "Bohèmes" au Grand Palais est vraiment celle où il faut aller... pour une raison toute simple : vingt minutes d'attente contre trois heures pour Hopper à côté ;-)

Elle présente les oeuvres de nombreux artistes (Leonard de Vinci, Courbet, Renoir, Picasso, Van Gogh entre autres) sur ce thème assez ambitieux : montrer la façon dont les artistes ont été fascinés et influencés par les bohémiens, leur liberté. La scénographie est assez recherchée et met plutôt bien en valeur les oeuvres.

adolf-hohenstein-boheme-copie-1.jpg

"La Bohème : Au Quartier latin, acte II" d'Adolf Hohenstein (peinture d'un décor pour l'opéra de Puccini)

 

L'exposition se termine bientôt, le 14 janvier mais si vous voulez en voir une partie sans bouger de chez vous, c'est possible grâce à cette visite guidée 360° proposée par la RMN !

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Published by Yosha - dans Expos
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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 07:03

"Tous les enfants construisent un mythe autour de leur naissance. C'est là un trait universel. Vous voulez comprendre quelqu'un ? Son coeur, son esprit, son âme ? Demandez-lui de vous parler de sa naissance. Ce que vous obtiendrez ne sera pas la vérité mais une histoire. Et rien n'est plus révélateur qu'une histoire."

 

le-treizieme-conte.jpg

 

"Le treizième conte" de Diane Setterfield est malheureusement son seul roman, à ce jour. On peut y voir une sorte d'hommage à la littérature anglaise du XIXème siècle. Les soeurs Brontë, Wilkie Collins sont notamment cités à plusieurs reprises et Diane Setterfield reprend des thèmes et un style qui caractérisent ces auteurs. Il s'agit même d'un hommage à la littérature elle-même. J'ai beaucoup apprécié les passages où l'auteur parle de la lecture et de ses effets dans lesquels tout lecteur se reconnaîtra je pense...

 

"J'ai toujours lu, et il n'y a pas d'époque dans ma vie où la lecture n'a pas été ma plus grande joie. Et pourtant je ne peux pas prétendre que mes lectures d'adulte aient eu le même impact sur moi et sur mon âme que celles de mon enfance. Certes, je crois toujours aux histoires. Et je continue à m'oublier quand je suis au milieu d'un bon livre. Mais c'est différent. Les livres sont pour moi, je le reconnais, la chose qui compte le plus ; mais je n'arrive pas à oublier qu'il y a eu une époque où ils étaient à la fois plus banals et plus essentiels encore que maintenant. Quand j'étais enfant, ils constituaient toute ma vie. C'est pourquoi il y a toujours en moi une aspiration nostalgique au plaisir perdu qu'ils me procuraient."

"Vous connaissez ce sentiment qui vous vient quand on commence un nouveau livre avant que la membrane du précédent ait eu le temps de se refermer complètement ? Les idées, les thèmes, et même les personnages du dernier ouvrage ont imprégné les fibres de vos vêtements, et quand vous ouvrez le suivant, ils sont toujours là."

 

"Le treizième conte" fait référence à un ouvrage de Vera Winter, romancière à succès, qui n'en contient pourtant que douze. Tout comme ce livre, la vie de la romancière est auréolée de mystère, Miss Winter n'en ayant jamais rien dévoilé, ou plutôt en ayant raconté à chaque fois une version différente. Alors qu'elle approche de la fin de sa vie, elle fait appel à Margaret Lea, biographe obscure, afin de lui dire "la vérité". Mais quelle vérité ?

 

J'ai été d'emblée happée par ce roman au charme un peu désuet. Les transitions entre l'histoire de Vera Winter et le présent sont parfaites, le mystère est entretenu jusqu'au bout, tenant le lecteur en haleine. Tout comme Margaret, on se trouve hypnotisé par ce récit à l'atmosphère mélancolique, tout en s'interrogeant sur la part de vérité qu'il contient... En toile de fond, une réflexion sur la vérité et les ravages que peuvent occasionner les secrets de famille.

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