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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 16:23

Après "One Day" j'ai choisi un original d'Asaf Avidan parce que... et bien parce que sa voix me transperce juste le coeur.

 

Longtemps j'ai erré
Mais je te regarde et je sais
Le mal que je me suis fait
Les lambeaux raccommodés
Mais je te regarde
Et je sens une chaleur m'envelopper
Le bonheur irradier
Et je sais
Où je vais 
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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 19:31

mamie.jpg

crédit photo : Romaric Cazaux

 

Parfois, il avait l'impression qu'elle laissait les rideaux ouverts exprès, pour lui. Lorsqu'il avait commencé à observer ses voisins à la manière du héros dans "Fenêtre sur Cour", il s'attendait presque à vivre une aventure palpitante... Bon, peut-être pas être témoin d'un meurtre mais au moins d'un événement marquant, n'importe lequel. Le spectacle de ces scènes quotidiennes dénuées d'intérêt l'avait pourtant captivé au point où il était impatient de rentrer chez lui pour retrouver ces personnages mi-réels mi-fruit de son imagination. Il avait bien assisté à quelques débuts d'ébats amoureux avant que les protagonistes ne se décident à tirer le rideau. Des disputes conjugales. Des scènes de famille qui lui rappelaient son enfance et lui donnaient l'impression que le temps s'était arrêté. Et surtout, la solitude. Hommes, femmes, jeunes, vieux, elle était prégnante. Peu à peu, il s'était attaché à cette femme. Elle s'asseyait toujours aux mêmes heures sur sa chaise en bois, devant un portrait la représentant avec une jeune femme, sa fille ? Elle se servait un verre de lait, ôtait ses lunettes et... elle ne faisait rien. Absolument rien. C'était ce rien qui le fascinait. Et occupé à le contempler, il avait l'impression de vivre des moments particulièrement intenses, de s'approcher un peu du mystère de l'existence.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 15:40

La_fabrique_des_illusions_1349106676.jpg

 

Je n'avais pas été vraiment emballée par le précédent Jonathan Dee, "Les privilèges mais "La fabrique des illusions" a répondu à toutes mes attentes romanesques. Un style épuré qui en quelques mots nous plonge dans la frénésie new yorkaise ou la moiteur alanguie de la Virginie, des thèmes qui sont matière à réflexion (la pub, l'art...) et surtout l'épaisseur psychologique des personnages. Sans oublier une grande histoire d'amour !

 

J'ai pourtant eu du mal à rentrer dedans, le foisonnement de détails m'ennuyait un peu, mais quelques dizaines de pages ont suffi pour me faire oublier ce travers et j'étais avec Molly, puis John, puis Molly... à tel point qu'à chaque changement narratif je me sentais un peu coupée dans mon élan ! Oui, car la structure de la première partie nous présente les vies des deux personnages principaux en alternance jusqu'à ce que... Je n'en dis pas plus !

 

Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que Jonathan Dee avait dû s'identifier à son personnage masculin et il a beau défendre de son mieux celui de Molly, je l'ai trouvée parfois agaçante... C'est peut-être ma jalousie féminine qui parle : trop belle, trop inconsciente de son charme, trop mystérieuse, trop trop trop... Mais j'ai bien aimé son côté évanescent, c'est une belle anti héroïne, sorte de cousine de "L'étranger" de Camus. Mais, si, je vous assure, j'ai d'autres références littéraires !

Palladio, l'agence de pub au centre de l'intrigue, m'a fascinée, me rappelant "Xanadu" dans Citizen Kane. Plus que sur l'art ou la consommation de masse, je me dis que finalement, Jonathan Dee s'est penché sur notre incommensurable solitude.

 

"Quand une chanson qu'on aimait - une chanson qu'on tenait à protéger, parce qu'on y entendait des subtilités que personne d'autre ne semblait capable d'entendre - était diffusé à la radio, c'était un événement, un petit don du ciel, une raison de croire aux bienfaits de l'attente, alors que le reste de la vie n'apportait rien qui puisse surprendre, rien qui donne foi dans les vertus du temps qui passe."

 

"C'était une de ces soirées comme on en connaît parfois, où tout semble aller bien et où une chambre fermée à clé paraît le cocon le plus douillet sur terre."

 

"Je me rappelle simplement avoir eu l'impression qu'Elaine portait une sorte de masque cette nuit-là, un masque qu'elle ne pouvait pas enlever, et que ce masque, c'était celui de son propre visage."

 

"Un peuple qui ne rêve pas n'accède jamais à la sincérité intérieure, car il n'y a que dans ses rêves que l'homme est réellement lui-même. Il n'y a que de ses rêves que l'homme est responsable - ses actes sont ce qu'il est obligé de faire."

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 15:38

venise-copie-3.jpg

crédit photo : Romaric Cazaux

 

Elle avance, poupée habitée 

D'un sourire figé  

Derrière le masque

Des yeux éteints d'avoir trop pleuré

 

Elle ralentit, poupée mécanique

Dans une joyeuse indifférence

Derrière le masque

Une volonté vidée

 

Elle s'emballe, automate détraqué

Laissant un sillage dérangé

Derrière le masque

Une blessure, une fêlure

 

Elle s'effondre, poupée brisée

Le masque vole en éclats

La foule continue d'avancer

Il n'y a rien à piétiner 

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 15:53
Tu peux me blesser, me faire tomber
Tu peux même cesser de m'aimer
Je me relèverai
 
Tu peux me tromper, me mentir, me trahir
Me donner l'impression que je vais mourir
Je continuerai à rire
 
Tu peux me rendre folle 
Me faire entendre des voix qui n'existent pas
Mais tu ne pourras jamais
M'empêcher de danser
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 19:33

Oui, parce qu'il n'y a pas que Michael Jackson qui mérite plein de points d'exclamations !!! Même si j'ai du mal à être aussi hystérique envers d'autres artistes, ça doit être un truc qui remonte à l'enfance...

Bref, Goran Bregovic est un de mes compositeurs interprètes préférés et en particulier sur scène. Un charisme comme le sien, c'est quand même rare. Ah, ce costume blanc immaculé et ces chaussures bleu électrique assorties à sa guitare...

Mais surtout, il soulève une énergie incroyable quand il dirige son Orchestre des Mariages et des Enterrements avec des concerts qui n'en finissent jamais... J'ai bien cru que le Grand Rex allait s'écrouler en 2009 (c'était pas si impossible vu qu'on sautait tous ensemble sur le balcon).

En concert demain au Zenith pour présenter son dernier album "Champagne for Gypsies" avec la participation des Giypsy Kings (entre autres).

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Published by Yosha - dans Zik
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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 07:30

couloir.jpgCrédit photo : Romaric Cazaux

 

"Je suis un couloir bordé d'une enfilade de rideaux brodés et de lustres identiques. Une mairie, un tribunal ? Je veux rattraper ces deux personnes âgées là-bas, tout au bout. Elles sont repliées l'une vers l'autre, comme si elles partageaient un secret. Elles contemplent quelque chose que je ne peux pas voir de l'autre côté d'un rideau pourpre, comme une scène de theâtre. Je presse le pas mais impossible de les rattraper, c'est comme si le couloir s'allongeait à chacun de mes pas. Mes jambes sont lourdes comme des pierres. Je sais que c'est terriblement important, il faut que j'arrive au bout du couloir mais je sens l'espoir m'abandonner. La succession des rideaux et des lustres ralentit avant de s'arrêter... Et je me réveille.

- Mmm... ces personnes âgées ça pourrait être tes parents, non ?"

Ah... le pragmatisme de Marianne...

"Oui, peut-être... Mais c'est quoi ce secret qu'ils partagent à ton avis ?

- Des secrets, il y en a dans chaque famille ! En tout cas, cela semble important pour toi de le découvrir... Ce rêve était angoissant, non ?"

Je l'admets volontiers. Depuis que Marianne suit des études de psycho, je lui sers de cobaye pour interpréter mes rêves. Je joue le rôle avec beaucoup de sérieux, lui fournissant de merveilleux échantillons de mon inconscient... inventés de toutes pièces. Il faut bien préserver son jardin secret dans un couple... non ?

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

 

 

 

 

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 10:53

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Voir se refléter dans l'air émerveillé des passants son propre regard

Entrer dans la danse pataude, glissades incontrôlées et mouvements désordonnés

Savourer le silence ouaté et la neige qui crisse sous les pieds

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Published by Yosha - dans Air du temps
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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 17:58

"Combien de fois racontons-nous notre propre histoire ? Combien de fois ajustons-nous, embellissons-nous, coupons-nous en douce ici ou là ? Et plus on avance en âge, plus rares sont ceux qui peuvent contester notre version, nous rappeler que cette vie n'est pas notre vie, mais seulement l'histoire que nous avons racontée au sujet de notre vie. Racontée aux autres, mais - surtout - à nous-même."

 

Julian-Barnes-Une-fille-qui-danse1

 

Je ne connaissais pas Julian Barnes, c'est réparé avec "Une fille, qui danse" (titre original "The sense of an ending") et je n'ai plus qu'envie : dévorer tous ses livres !

J'ai été captivée d'emblée par l'écriture fluide de Julian Barnes qui accomplit le tour de force d'aborder des thèmes tels que l'histoire, le temps, la vérité, la mémoire, les choix de vie, le sens de tout ça - ou son absence de sens - la responsabilité individuelle ou encore la causalité sans être indigeste. Car Julian Barnes est un merveilleux romancier !

Il nous raconte ici l'histoire de Tony, la soixantaine, divorcé paisible, "pacifiste", comme il aime à se décrire, sorte de cousin de "L'étranger" de Camus, qui se trouve brutalement replongé dans son passé lorsqu'il reçoit un legs étrange de la part de la mère d'une de ses anciennes petites amies. Ce passé lui apparaît peu à peu sous un jour différent et jette un nouvel éclairage sur sa vie actuelle.

J'ai été un peu déçue par la fin que je n'ai pas trouvée à la hauteur du reste du roman. Pour reprendre une citation du film "Dans la maison" : "Le secret d'une bonne fin c'est quand on se dit je ne m'attendais pas à ça et en même temps ça ne pouvait pas finir autrement."  La fin est surprenante à souhait, pour le reste... je vous laisse juges !

 

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Published by Yosha - dans Bouquins
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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 16:51

Pour ce deuxième texte en musique j'ai choisi "One day" de Wankelnut (l'original est d'Asaf Avidan), chanson que j'ai écouté en boucle... et je ne suis pas encore tout à fait guérie ! "One day baby we'll be old oh baby we'll be old think of all the stories we could have told..."

Et merci à Cardamone qui m'a redonné envie d'écrire de la poésie... que j'avais abandonnée depuis... un siècle au moins !

 

 

Un jour tout ça n'aura plus d'importance

On se regardera

Et on rira 

Croire que l'amour peut durer toute une vie

Avance pardonne

Pense à toutes les histoires que nous devons écrire ensemble

Un jour...

Imagine-nous deux petits vieux

Les rides du sourire plissent ton visage aimé

Ou bien est-ce l'amertume qui fige tes traits ? 

Croire que l'amour peut durer toute une vie

Un jour...

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