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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 09:55

Tipoilou.JPG

 

Tipoilou le poussin est grognon, ronchon... il est de mauvais poil quoi ! Chacun leur tour, Berthe la chevrette, Léon le cochon et Eustache la vache vont en faire les frais jusqu'à ce que... non je ne dévoilerai pas la fin !

Ce poussin de mauvais poil et la structure simple répétitive de l'album devraient plaire aux tout-petits. Le texte est agréable à théâtraliser et les enfants ne tarderont pas à le raconter tous seuls !

Une valeur sûre ! 

 

Un poussin de mauvais poil

Sylvie Poillevé et Nadine Rouvière

Les Belles Histoires des tout-petits

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:39

Un  peu de reggae (ça faisait longemps !) avec Jessica, extrait du second album de Major Lazer, Free the Universe, avec la participation d'Ezra Koenig de Vampire Weekend.

 

Je veux t'emmener
Nous laisser dériver
Vers des paysages étincelants
De neige et de rêve
Glisser sur des mirages colorés
Libérés, insouciants
Retomber sur un édredon de bulles
Et rebondir avec toi
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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 07:39

colimacon.jpg

crédit photo : Romaric Cazaux

 

"Et n'oublie pas les couches !" La porte se referme sur ces paroles. Léo se sent vaguement désorienté. Il soupire et entame la descente de l'escalier en colimaçon... Cet escalier... il leur avait tant plu quand ils avaient visité l'appartement pour la première fois : avec sa rampe en fer forgé et ses marches en pierre, il ne manque pas de cachet. A l'époque, ils formaient un jeune couple insouciant, un quatrième étage sans ascenseur ne leur posait aucun problème... Au contraire ! Cynthia y voyait l'occasion de faire son sport quotidien, quant à lui, il gravissait les marches deux à deux sans même y penser. Il lui semble que c'était une autre vie. Depuis la naissance de leur fils, ils ne se parlent plus, n'échangeant que des propos "utiles". La jalousie qu'il ressent à l'égard de ce petit être - son fils - l'inquiète parfois. Il est censé faire passer ses besoins avant les siens mais cela lui pèse. Son fils... il a encore du mal à se faire à cette idée. Il a un fils. Il est père. Papa. Il a l'impression qu'on lui a confié ce bébé - adorable certes - pour une raison obscure. Mais surtout, il a envie de retrouver la Cynthia d'avant, enjouée, et non cette ombre affairée, reproche incarné...

 

Plongé dans ses pensées, il ne s'aperçoit pas que cette descente est longue, très longue. Anormalement. La rencontre avec Cynthia, ses cheveux un peu plus clairs, un peu plus longs aussi, l'amour sur la machine à laver, les années étudiantes, refaire le monde, le cerveau noyé d'alcool... Il continue à descendre, la spirale de l'escalier l'aspire dans un cercle sombre et doux, celui de l'enfance. Il a l'âge de son fils... mais quel âge a son fils ?! Son visage, figé, est celui de Léo sur une vieille photo... Il ne parvient plus à distinguer ses traits, gommés dans son visage au contour flou... Des paroles résonnent qu'il n'arrive pas à comprendre...

"Monsieur ! Monsieur !" Il est arraché à ce monde opaque qui l'attire. Il ouvre les yeux, un peu nauséeux. De la sueur lui dégouline dans le dos mais il frissonne. Où est-il ? La lumière bourdonnante des néons et l'odeur aseptisée de l'hôpital l'assaillent. On lui fait boire un peu d'eau. Sa femme est sur le point de donner naissance à leur premier enfant.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 15:17

"Lost in the Sound" de Chill Bump est un titre qui doit beaucoup à son sample d'un morceau de Pierre Rapsat, "Week day lament" dont il existe aussi une version française "Faut pas grand chose pour être heureux" (titre qui me fait étrangement penser à Baloo !). Mais on est quand même plutôt dans la mélancolie...

   

Perdu dans la jungle urbaine

Forêt de lianes sans fil

Tu te fraies un chemin

Etouffant ton envie d'être ailleurs

Noyé dans l'océan humain

Ressac d'illusions sans fin

Tu t'accroches au lendemain

Bouée d'un avenir meilleur 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 07:25

Loup-y-es-tu.jpg

 

Pour fêter l'arrivée du printemps, je vous propose un petit concours pour gagner cet album de Mitsumasa Anno, "Loup y es-tu ?". Rien à voir avec une énième histoire de loup, il s'agit d'un album sans texte constitué de magnifiques illustrations d'une forêt... un peu particulière ! Derrière l'apparente monotonie de l'album se cachent une multitude d'animaux par le biais d'anamorphoses. Il y a de la magie à voir apparaître un renne dont les bois se mêlent au tronc, une chouette dans l'écorce d'un arbre ou un panda dans les feuillages !

 

Les modalités du concours... il suffit de laisser un commentaire en indiquant quels animaux vous voyez dans l'illustration ci-dessous et je procéderai à un tirage au sort artisanal - mais en règle - et vous donnerez le résultat ici ce week-end !

 

animaux-caches-copie-1.jpg

 

Edit du 23 mars : une main innocente l'a décidé... c'est Anne qui remporte cet album ! Bon, il n'a pas déchaîné les passions mais je l'aime beaucoup quand même... Et merci Steph et Ju pour vos participations qui ont sauvé l'honneur de mon concours ;-)

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 06:33

"Et quand il eut passé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre." "Nosferatu", Murnau

serafino-macchiati-le-visionnaire

Serafino Macchiati "Le visionnaire"

 

L'exposition sur le romantisme noir au musée d'Orsay doit son titre à une nouvelle d'Edgar Poe traduite par Baudelaire.

Le choix de cette thématique est original, le romantisme noir n'étant pas un courant identifié en histoire de l'art.

La mise en relation entre l'histoire et ce "courant" est très intéressante. En effet, sa naissance est liée au chamboulement de la Révolution française, les troubles de la fin du XIXème siècle réactivent cet héritage et enfin, le surréalisme le reprend à son compte en réaction à l'absurdité des guerres du XXème siècle.

 

Que recouvre alors ce "romantisme noir" ? C'est une fascination pour l'étrange et l'abject qui tend paradoxalement à la liberté et au "sublime". Les oeuvres présentées ont en commun de révéler la part d'ombre qui abrite tout être humain, d'une façon novatrice et moderne. Le concept de l'inconscient y est déjà préfiguré.

Samuel Colman Veille d'apocalypse

Samuel Colman "Veille d'apocalypse"

 

C'est donc une exposition foisonnante qui s'étend du XVIIIème au XXème siécle regroupant des oeuvres d'artistes aussi divers que Delacroix, Guéricault, Füssli, Blake, Goya, Moreau, Rodin, Dali, Magritte, Munch...en passant par le cinéma avec quelques extraits de films (Fritz Lang, Hitchcock, Bunuel...).

 

Le romantisme noir étant d'abord un courant littéraire, les influences d'auteurs tels que Skakespeare, Dante, Goethe, Milton sont nombreuses. Mais les artistes s'inspirent également de superstitions populaires ou de la mythologie. Ils s'affranchissent ainsi des conventions sociales, morales et religieuses en traitant de thèmes tels que le cannibalisme, l'inceste, le satanisme, le cauchemar...

 

On est souvent à la croisée du classicisme et du morbide dans une tentative pour créer le sublime. Je pense à "La ronde du sabbat" de Louis Boulanger où une pluie de "sorcières" tourbillonne autour d'un inquiétant maître de cérémonie créant une sorte de "feu humain".

 

Goya occupe une place de choix dans cette exposition avec de nombreuses scènes de cannibalisme... symbole de la guerre ?

"Je n'ai pas peur des sorcières, des lutins, des apparitions, des géants vantards, des esprits malins, des farfadets etc. ni d'aucun autre genre de créatures hormis l'être humain."

 Le-vol-des-sorcieres.jpg

Goya "Le vol des sorcières"

Réalisme et onirisme sont mis sur le même plan - pas de jeu de lumière - afin de renforcer l'impression de surnaturel.

Goya fait preuve d'un humour satirique dans son cycle "Les caprices" dont une estampe, "Las Chinchillas", a inspiré à James Whale son monstre dans le film "Frankenstein".

 

Quant à "Le Cauchemar" de Johann Heinrich Füssli, la dernière scène de "Frankenstein" en est une quasi réplique.

le-cauchemar.jpg

 

La salle consacrée aux "Paysages de vertige et de mort" présente notamment le film "Un chien andalou" de Bunuel, mise en images d'un rêve de Dali qui met à jour le côté inquiétant de la nature de façon assez traumatisante (pour moi).

On navigue aussi dans les montagnes des Carpates avec des masures abandonnées qu'on imagine facilement hantées.

Carl-Friedrich-Lessing-Ruines-dans-une-gorge.jpgCarl Friedrich Lessing "Ruines dans une gorge"

 

Les symbolistes réactivent le romantisme noir à la fin du XIXème siècle en s'affranchissant des références littéraires pour s'emparer de thèmes mythologiques et offrent à la femme une place particulière...

Le thème de Méduse et plus généralement, de la femme tentatrice, est particulièrement développé, souvent à la croisée de l'érotisme et du morbide.

von-Stcuk-Persee-tenant-la-tete-de-Meduse.jpg

von Stuck "Persée tenant la tête de Méduse"

 

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Lucien Lévy-Dhurmer "Méduse"

 

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von Stuck "Le baiser du Sphinx" 

 

Gabriel-von-Max-The-White-Woman.jpg

Gabriel von Max "La femme en blanc"

 

Une des parties de l'exposition est consacrée à "l'inquiétante étrangeté", lorsque l'étrange et le fantastique jaillissent au coeur du quotidien. Hoffmann et Poe en sont les représentants en littérature et c'est d'ailleurs à partir d'une nouvelle de Poe, "L'homme de sable", que Freud a théorisé ce concept particulièrement riche artistiquement.

Qu'est-ce que la maison rose ou le parc royal de William Degouve de Nuncques ont de si étrange finalement ? En apparence, tout est normal mais il s'en dégage pourtant un indicible malaise, cette "inquiétante étrangeté" - l'énigme de l'existence.

nocturne-au-parc-royal-de-Bruxelles.jpg

 William Degouve de Nuncques "Nocturne au parc royal de Bruxelles"

 

Cette irruption de l'irrationnel est d'ailleurs parfois recherchée comme en témoigne l'attrait du spiritisme dès la seconde moitié du XIXème siècle. 

 

L'exposition se termine par une partie curieusement intitulée "La poupée, le masque et la forêt" consacrée aux surréalistes. Une citation de Max Ernst vient l'éclairer en partie : "Sentiments mitigés lorsque, pour la première fois, il pénètre dans la forêt : ravissement, oppression [...] dehors et dedans tout à la fois. Libre et prisonnier."

La forêt apparaît alors comme la projection de l'esprit.

 

Le mot de la fin est laissé à Victor Hugo : "L'homme qui ne médite pas vit dans l'aveuglement. L'homme qui médite vit dans l'obscurité. Nous n'avons que le choix du noir."

et, pour finir sur une note un peu plus optimiste, "comme on fait son rêve, on fait sa vie."  

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 07:20

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crédit photo : Romaric Cazaux

 

Il roule un peu trop vite, en fumant, accoudé à la fenêtre ouverte. Il se sent plus vivant ainsi, avec le vent qui lui souffle dans le visage. Le soleil commence à décliner dans un jeu de cache-cache avec les nuages qui suivent leur course effrénée. Mais la beauté de cet instant ne fait que renforcer son vide. Il jette un coup d'oeil aux nuages, se rappelle les heures passées à leur inventer des formes. Il se sent désormais incapable d'y voir autre chose que des nuages. Enfant, il avait un papier peint qu'il adorait, bleu, avec de petits nuages blancs. Il était persuadé qu'en vrai ils avaient une substance comme du coton ou de la barbe à papa, en plus consistant. Il pensait qu'on pouvait y vivre - ou y aller quand on était mort. "Le village dans les nuages" n'avait pas dû arranger les choses... Et puis, il avait pris l'avion pour la première fois, traversé ce brouillard décevant et perdu son illusion. Une de plus.

Il se dit qu'il aimerait s'allonger dans l'herbe avec son fils et contempler les nuages avec lui, rire ensemble de leurs trouvailles. Mais il sait que son fils en bon préado le rembarrerait sûrement et, de toute façon, il vient de le raccompagner chez son ex femme. Conformément à la décision du juge, il ne le reverra pas avant deux mois. Les prochaines vacances. D'ici là, il va fumer, boire du café, regarder la télé... Attendre. 

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 06:58

nono.jpg

 

L'heure est grave, Nono le clown est triste... il a perdu ses couleurs ! Heureusement, ses amis jouets, Emmy la fée et Mathéo le marin sont là pour l'aider à les retrouver. Ils auront également besoin de Perle la perruche (une cantatrice british déjantée !), de Zac le pirate et de Canaille le chat (un jazzy cat).

 

"Nono et les couleurs de l'amitié" est un spectacle très bien conçu pour les enfants de 3 à 6 ans - et distrayant pour les parents ! Les interprètes déploient une énergie et une joie communicatives, le texte et les chansons sont de qualité, le rythme soutenu, la mise en scène joliment pensée... Les enfants sont captivés et participent avec entrain ! Ajoutons à cela un petit côté éducatif avec une belle réflexion sur l'amitié, la solidarité et le partage. 

 

Jusqu'au 31 mars au Théâtre BO St Martin (M° République)

Pour plus d'infos, c'est ici !

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 06:38

"Les larmes ne viennent plus depuis quelques temps, juste la colère."

 

D-autres-larmes.jpg

 

C'est grâce à Moka que j'ai découvert ce recueil de nouvelles graphiques de Jean-Philippe Peyraud. "Telles des nouvelles à chute" "un recueil de petites scènes de couples", je me suis empressée de me le procurer et je n'ai pas regretté !

Son charme mélancolique m'a emportée. En quelques cases, peu de mots, l'auteur parvient à créer une atmosphère, insuffler à ses personnages une psychologie complexe et nous tenir en haleine jusqu'au dénouement plus ou moins tragique ou inattendu.

 

Le trait est simple, léger, varié et accompagne parfaitement ces personnages ancrés dans leur solitude, un peu paumés, comme flous à eux-mêmes. La dernière histoire bascule de façon inattendue du côté du fantastique... même si finalement on n'est jamais très loin du cauchemar éveillé, je pense en particulier à "Lame de fond"...

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 07:33

J'ai découvert cet auteur dessinateur humoriste avec ses albums pour enfants, "Pourquôôââ ?" et "La planète bizarre".

 

PourquôôââDans le premier, une petite grenouille interroge son papa grenouille (ou sa maman grenouille ?) au moment du coucher en une succession de "Pourquôôââ" existentiels. Papa grenouille (ou maman grenouille ?) répond avec une patience (et une imagination) exemplaire... jusqu'à ce qu'il / elle craque !

 

 

 

 

 

la planète bizarreDans le second, on découvre une étrange planète où il pleut des saucisses, où les lapins font coin coin, où les mamans ont des grandes moustaches et où l'on donne des gâteaux à la fraise aux enfants qui ne sont pas sages... Les réactions des enfants à cet album sont aussi drôles que surprenantes : qu'il pleuve des saucisses, pourquoi pas mais un lapin qui fait coin coin, ah ça non ! Et pas question de laisser les chiens volants manger les gâteaux à la fraise...

 

 

 

 

Son univers pour adultes est à peine moins débridé et très corrosif. J'hésite sur l'ouvrage à me procurer en premier, les titres étant tous plus attractifs les uns que les autres : "Le monde merveilleux de l'entreprise", "Le doute est partout", "Le futur ne recule jamais", "Tout s'arrange même mal"...

 

voutch 

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