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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 05:53

angel-cakes.jpg

 

Ciel est une pâtisserie japonaise spécialisée dans les angel cakes, sortes de sponge cakes au nom beaucoup plus poétique ! Les angel cakes sont donc des génoises légères et moelleuses (à base de blancs d'oeufs et de farine de riz), garnies de crème. Leurs parfums (thé matcha, yuzu, rose framboise, caramel...) sont aussi délicats que leur apparence. Seul bémol, la crème qui n'est pas parfumée et affadit un peu l'ensemble dont le goût n'est déjà pas très prononcé...

Et on les emporte dans de superbes boîtes en origami !

 

Ciel

3 rue Monge, 5ème

du mardi au jeudi 10h30-23h30

vendredi-samedi 10h30-2h

dimanche 10h-17h

5 euros l'un

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 08:25

rue-cremieux.JPG

 

La rue Crémieux, située à deux pas de la gare de Lyon, a un petit air de Portobello Road. Cette ancienne cité ouvrière regroupe de petits pavillons aux tons pastels émaillés de trompe l'oeil et autres détails à rechercher pour le plaisir des enfants... petits et grands ! Une pie voleuse, un chat chasseur d'hirondelles... Oui, il pleuvait... et alors ?!

 

maisons.JPG

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 05:34

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crédit photo : Romaric Cazaux

 

C'était là qu'il avait passé toutes ses vacances enfant. La cuisine résonne encore des rires et tintements métalliques lorsqu'ils s'attablaient tous devant la marmite fumante préparée par leur petite grand-mère. 

C'était là qu'il avait connu ses premiers émois. Les baisers échangés avec Nadine gardent une saveur incomparable, qui se mêle au parfum des fleurs.

C'était là qu'il s'était retrouvé, seul, lorsqu'il ne savait plus où aller. Ce tournant au sortir de l'enfance où l'on hésite encore à entrer dans l'âge adulte, à endosser des responsabilités écrasantes, renoncer à une certaine légèreté.

C'était là qu'il avait emmené la première femme avec laquelle il imaginait partager sa vie. Le temps semblait s'être arrêté l'espace d'un été, ils se découvraient insatiables l'un de l'autre et pensaient que c'était pour la vie. Ou plutôt, ils ne pensaient pas.

C'était là que son fils et le fils de son fils avaient à leur tour observé insectes et autres petites bêtes car la vie est une roue sans fin.

La chaise sur le perron est vide et pourtant incroyablement habitée.

C'est là que son esprit a fini par quitter son corps fatigué.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona 

 

Texte qui m'a été inspiré par cette magnifique photo mais également par ce titre :"Garden of Love" de Winston McAnuff :

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 14:24

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crédit photo : Romaric Cazaux

 

De loin, l'homme dégage une impression de solitude infinie. Son corps maigre anguleux, sa barbe un peu jaunie, il semble à l'article de la mort. Pourtant, plus je m'en approche et plus je sens une force qui se dégage de son corps voûté. Les arbres ploient vers lui dans une communion intense et silencieuse.

 

Je m'arrête à quelques pas. Le vent se lève et des nuages noirs s'amoncèlent. Une averse se prépare. L'homme reste immobile. Malgré sa chemisette d'été, il ne frissonne pas. Il tourne la tête vers moi et me sourit. Ma présence n'a pas l'air de le surprendre. Je m'assois à côté de lui. Nous ne nous regardons pas. Les premières gouttes s'écrasent, dégageant une odeur de feuilles mouillées. Bien vite, elles se multiplient et ruissellent sur mon front, mes tempes, larmes sans chagrin.

Le tumulte incessant qui grondait en moi se calme. Je réalise que mes questions resteront sans autre réponse que le souffle du vent. Mais au fond, cela n'a pas d'importance. Car cet homme sage et usé, c'est moi.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 08:44

couloir-copie-1.jpgcrédit photo : Romaric Cazaux

 

Je reste paralysée. Comme dans ces rêves dont on se réveille en sueur, incertain d'avoir bien rejoint la réalité. L'écho de ses pas qui s'éloignent résonne dans le hall en marbre. Le ronronnement de la minuterie cesse et la lumière s'éteint. La lourde porte se referme derrière lui. Et je reste plantée là. Sonnée.

Que faire quand l'homme avec lequel vous partagiez votre vie depuis dix années vous quitte ? Je ne suis plus qu'une bête blessée, qui supplie qu'on l'achève au lieu de lui infliger cette souffrance qui consume lentement, inexorablement. Oh, bien sûr, on cherche à se raccrocher... à ses amis, à la vie. Mais comment faire quand on se sent amputé d'une partie de soi-même ? Qu'on bascule dans un cauchemar incompréhensible ? Qu'on se cogne sans cesse à des murs gris et froids ?

 

Aujourd'hui, Jeanne parcourt le hall frais de son vieil immeuble. La plaie béante a mis du temps à se refermer. Souvent, alors qu'elle croyait être guérie, il suffisait d'un rien - un geste, une impression - pour la raviver. Presque aussi intense que ce jour-là, dans la pénombre du hall. Mais aujourd'hui, elle se sent neuve et forte. Au bout du couloir sombre l'attend la lumière douce du soleil d'automne.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 08:35

 

Parfois ça t'arrache le coeur

Les ruptures les douleurs

Mais ça vient ça passe

...

Un souffle un murmure

Ca vient ça passe

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 03:43

cars.jpg

crédit photo : Romaric Cazaux

 

Il y a des coïncidences qui sont tellement énormes qu'on a du mal à y croire.

Sara et moi ne nous parlions plus. Nos destinées avaient dérivé, l'intérêt réciproque avait sombré.

Je nous revois attablées devant un café dans sa cuisine menant une conversation laborieuse. La fin de l'amitié comme celle de l'amour est d'une tristesse infinie. Pas d'éclats de voix, pas de reproches acerbes mais le constat déprimant que nous n'avions plus rien à nous dire ni à partager.

Nous nous sommes quittées sans rien dire sur un sourire forcé, nous savions toutes les deux ce qu'il en était.
Le temps a passé. Les jours, les semaines, les saisons... Et les années. J'ai changé, enfin je pense... La lucidité sur soi-même est sans doute le plus grand défi de l'existence.

J'ai quitté mon mari que je n'aimais plus. Et surtout mon vieux moi qui me pesait. J'en ai découvert un plus léger, libéré du poids des conventions et des peurs. Je me suis acheté une petite Mini pour sillonner la région.

Si ce n'avait pas été une Mini je n'aurais sûrement pas jeté un coup d'oeil à son conducteur. Mais en croisant la jumelle de ma voiture, j'ai surtout croisé le regard de Sara, miroir de ma surprise. Sans rien dire, nous nous sommes garées sur le bas-côté et nous sommes allées boire un café dans un petit troquet. Tout notre passé de complicité, de rires et de soutien est revenu. Mais le plus étonnant, c'est que nous avions suivi des chemins parallèles. A soixante-dix ans, nous étions enfin détendues et sereines.  

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 05:41

 Nouvelle playlist proposée par Leiloona... comme d'habitude je ne peux pas ne pas participer ! A chaque fois le choix est plus que cornélien et là je suis tiraillée entre la folk de Jesse Woods avec "Broken Bottle" et le titre planant d'Elephant "Skycraper". Deux titres parfaits pour relativiser la rentrée ! Rendez-vous le week-end prochain pour la playlist complète !

 


 
 
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Published by Yosha - dans Zik
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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 13:14

homme

crédit photo : Romaric Cazaux

 

Je la regarde partir. L'air frais de la nuit est agréable après la chaleur de nos ébats. Le temps d'une cigarette pour me retrouver. Mon cerveau se partage... Je revis le moment incroyable que nous venons de passer ensemble mais je sais qu'il n'y en aura pas d'autre. Cela faisait longtemps pourtant qu'une femme ne m'avait pas autant plu. Son sourire sans retenue, ses éclats de rire un peu enfantins, sa sensualité... Mais il est encore temps de tout arrêter. Freiner avant qu'il ne soit trop tard, que l'on s'attache sans forcément se lasser mais en finissant par souffrir. Toujours.

J'aurais aimé qu'elle reste mais je n'ai pas cherché à la retenir, elle me dévisageait, cherchant un indice pour se rassurer. J'ai fermé mon coeur, mon visage. Et elle est partie. Sans se retourner. Je la regarde s'éloigner et quelque chose dans mon coeur tressaille, un frémissement, une envie. Je pourrais la rappeler. Mais je ne bouge pas. J'ai fermé mon coeur. Les femmes continueront à défiler dans mon lit, silhouettes incertaines de plaisir, ombres du bonheur. Je ne souffrirai plus.

 

Atelier d'écriture proposé par Leiloona

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 06:55

 

Le tourne-disque grésille encore

Mais la musique s'est arrêtée

Une vie entière passée

C'était hier pourtant

Cette odeur de café

C'était hier seulement

Une vie entière passée

A aimer

Et rêver...

 

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