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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 22:07

Un-ete-sans-les-hommes.jpg

 

J'avais commencé "Un été sans les hommes" de Siri Hustvedt l'été dernier et l'avais abandonné au bout de quelques pages... trop déprimant...

J'ai persévéré cette fois-ci et je n'ai pas regretté : il contient notamment un féminisme subtil et une poésie distillée via le personnage de Mia qui m'ont bien plu !

Trois générations de femmes s'enchevêtrent autour du personnage central de Mia. La cinquantaine, elle vient d'être quittée par son mari pour une collègue plus jeune. Après un court séjour en hôpital psychiatrique, elle se réfugie dans le Minnesota auprès de sa mère où elle dirige un atelier d'écriture poétique durant l'été auprès de sept adolescentes.

Ce livre qui m'avait semblé déprimant au premier abord est finalement plein d'optimisme : la mère de Mia et ses amies de la maison de retraite sont des personnages hauts en couleur, conscientes de la brièveté de la vie et bien décidées à en profiter. Mention spéciale pour le personnage d'Abigail et ses "amusements secrets" ! A leur contact et à celui des adolescentes, Mia "s'amuse".

Petite digression : l'ouvrage est parsemé de petits dessins à la signification obscure, si vous en avez compris l'intérêt, prévenez-moi !

J'ai trouvé la réflexion contenu dans ce roman sur les rapports hommes femmes très juste. Une citation peu optimiste de "Rasselas" mais qui prête à réfléchir :

"Ainsi procède d'ordinaire le mariage. Un jeune homme et une jeune fille se rencontrent par hasard ou sont réunis par artifice, ils échangent des regards, se renvoient des politesses, rentrent chez eux et rêvent l'un de l'autre. Faute d'objets susceptibles de détourner leur attention ou de diversifier leurs pensées, ils se trouvent mal à l'aise lorsqu'ils sont séparés et en concluent qu'ils seront heureux ensemble. Ils se marient et découvrent ce que seul un aveuglement volontaire leur avait d'abord dissimulé ; ils épuisent leur existence en altercations et accusent la nature de cruauté."

Mais j'en reparlerai car une vision similaire du couple (quoique beaucoup plus optimiste) se trouve dans le dernier bouquin que j'ai lu, "L'âme du monde", de Frédéric Lenoir.

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Published by Yosha - dans Bouquins
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