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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 09:53

Daytripper.JPG

 

ATTENTION CHEF D'OEUVRE !

 

"Il y a beaucoup de choses difficiles à comprendre dans la vie, et certaines plus compliquées à exprimer avec des mots. L'amitié en fait partie."

 

Daytripper est une bande-dessinée écrite par Gabriel Ba et Fabio Moon, deux frères jumeux brésiliens.

On y suit Bràs de Oliva Domingos, un journaliste au service nécrologie, qui aspire à devenir écrivain comme son père. L'originalité réside dans la structure de cette BD, chaque chapitre raconte un épisode de la vie du personnage et se termine par sa mort. Rassurez-vous, je ne révèle rien car les auteurs ont rendu le lecteur complice en lui révélant dès le début cette structure. Les épisodes ne se déroulent pas de façon chronologique ce qui évite la monotonie. Ainsi, chaque grande période de la vie de Bràs, l'enfance, l'insouciance des années étudiantes, la fin d'un amour... se termine par sa mort. Mais lorsqu'on le retrouve dans un autre épisode, on s'aperçoit qu'il a évolué, que cette mort lui a permis d'avancer.

Les illustrations nous transportent au Brésil et le texte, très riche, fourmille de réflexions sur les thèmes de la vie, la mort, l'amitié, l'amour, la solitude, la famille, le destin et les choix.

 

Je ne résiste pas à citer la préface de Cyril Pedrosa : "Daytripper est un livre fraternel, de la vie d'ici et d'ailleurs, où les jeux narratifs, comme des coups de dés du destin, inventent les multiples vies possibles de Bràs, en réponse à cette question que nous connaissons trop bien : qu'aura été ma vie si elle s'arrêtait aujourd'hui ?"

 

Mes chapitres préférés sont les trois derniers mais bien sûr ils prennent tout leur sens à la mesure de ce qui précède.

Dans le chapitre 8, l'absence du personnage est indiquée par sa présence en creux : sa place vide dans le lit, sa chaise et ses petits messages (post-it, textos...).

Le chapitre 9 est complètement onirique, on y navigue entre le rêve et la réalité un peu à la manière de films comme "Abre los ojos" d'Alejandro Amenabar ou "Le charme discret de la bourgeoisie" de Luis Bunuel.

Et le chapitre 10 est l'apothéose où toutes les clés du récit nous sont enfin données sous la forme d'une lettre magnifique. La dernière page m'a vraiment serré le coeur...

 

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce livre, je l'ai lu d'une traite et je ne peux que vous conseiller d'en faire autant !

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Published by Yosha - dans BD
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